sherpatrek

05 mars 2014

VIDEO

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les  treks de ce blog ne sont pas des exploits mais des randos ordinaires pouvant être faites par des gens ordinaires comme vous et moi.

la seule condition: avoir envie de le faire.

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27 octobre 2013

CORSE DE MARE A MARE

Un mois d'octobre très doux, des fourmis dans les jambes, la corse à deux pas de bateau. J'y vais.

il y a deux ans j'avais testé un équipement de portage de la brouette sur une partie du GR 20 avant de partir pour LA REUNION.

Cette fois j'y retourne pour faire une boucle en partant de CORTE pour finir à VIZZAVONO en passant par EVISA.

lundi 14 octobre

A cette période le bateau est loin d'être plein. En gros nous sommes 3: une escouade de militaire maître chien qui partent en exercice, un groupe du 3ème âge de la région du nord, et moi (et quelques autres...)

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le soir, cinéma il paraît que c'est un film qui se passe sur un bateau. j'espére que ce n'est pas le TITANIC. Ben non c'est mieux c'est "bienvenue à bord" et ça se passe sur un croisière COSTA. C'est assez rigolo mais avant d'aller dormir je vais faire un tour de reconnaissance du coté des chaloupes de sauvetage.

mardi 15 octobre

Arrivée  à BASTIA après une courte nuit. un petit dans un bistrot près du port. je retrouve le même qu'il y a 2 ans, mais changement de propriétaire. c'est fou comme on prend des habitudes.

trajet en micheline flambant neuve, grand confort. changement à PONTE LECCIA arrivée à CORTE vers 11h. ce petit chemin de fer est un vrai régal. il faudrait le proposer au patrimoine de l'UNESCO (avec les contrôleurs)

je démarre la rando par le GR qui part derrière la ville. Bien entendu je commence par me tromper, après 20 mn je me retrouve au bord du torrent alors que devrais être sur la crête. Demi tour et rectification d'itinéraire.

le chemin est très facile plutôt reposant, c'est agréable bien qu'il ne fasse pas beau.

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le chemin serpente dans la gorge de la RESTONICA entre des falaises spectaculaires qui font penser à des chateaux forts ou à des cathédrales.

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le chemin est parfaitement entretenu, il y a eu des aménagements considérables, c'est très étonnant. Il paraît qu'il y avait une scierie au fond de cette vallée (là ou se trouve le refuge maintenant) et que le chemin à été traçé pour permettre aux ânes de bât de transporter les planches. Si c'est bon pour un âne c'est bon pour moi. la preuve! sauf que je commence à sentir la fatigue, il commence à pleuvioter il est 5h je trouve un super coin à bivouac. je plante. En chemin j'ai ramassé des châtaigne et je m'en fait une poïlée et je fais une petite sieste. je me reveille à 22h30, ça c'est une belle sieste. je me fais une soupe et me rendors pour me réveiller le lendemain à 8h. j'étais bien fatigué. Sans doute la courte nuit sur le bateau.

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mercredi 16 octobre

il à plu toutes la nuit par intervalles, j'entendais des rafales de vent sur les sommets qui faisaient penser au passage d'une escadrille d'avions de chasse. bizarrement pas un poil d'air sur la tente.

ce matin le ciel est plombé. En prenant mon petit déj. je regarde  un arc en ciel traverse l'horizon est-ce un bon signe?

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le continue le chemin toujours aussi bon jusqu'au refuge SEGA qui n'était pas loin. il n'y a que le gardien qui doit fermer dans quelques jours.

j'attaque la montée qui doit me faire passer dans l'autre vallée. le chemin est assez mal tracé dans la forêt, en gros tant que ça grimpe c'est bon. dès la sortie de la forêt le chemin redevient bon. je croise des cochons totalement indifférents à ma présence, puis un groupe de randonneurs circulant dans l'autre sens qui eux sont très intéressés par ma brouette. on discute, ils habitent à AJACCIO et vont passer la journée et la nuit au refuge. Le ciel s'est dégagé, il fait maintenant grand beau et chaud. juste avant le sommet se trouve une bergerie. De loin je vois que je suis observé à la jumelle par deux bergers. Ils me font signe de venir, intrigués eux aussi par mon engin. ils m'offrent du café, un verre de vin et des figues. on discute à bâtons rompus sur les conditions de vie à la montagne. l'un des bergers est un gendarme en retraite l'autre est berger depuis son enfance. il me dit qu'a refaire il aurait été gendarme et il serait maintenant en retraite. "j'ai pas réfléchi" me dit-il. Je lui fait remarquer qu'il à passé sa vie dans un endroit magnifique. "hé quoi, moi je ne vois que des montagnes, et ça ne me fait rien". il à l'air blasé et fatigué, en fait il est moins vieux que moi. je veux lui acheter un fromage de chèvre, il me le donne en me disant "bah ma fortune est faite" sympa.

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je continue en direction de la vallée de CALACUCCIA.  Arrivé au sommet je trouve au détour d'un virage une fille nue allongée sur une roche plate, et son copain à quatre pattes entre ses genoux s’apprêtant à lui faire je ne sais quoi..(si quelqu'un à une idée, qu'il me laisse un message) Je passe sans m'arrêter en disant "faites comme si je n'étais pas là. je n'ai rien vu". Ils sont restés pétrifiés. Combien de temps? je ne sais pas, je ne me suis pas retourné. Zut, j'ai pas fait de photo!

très belle vue aussi sur la vallée avec le barrage EDF, descente pierreuse.

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la fin du chemin passe par la décharge municipale, puis continue par la route en longeant des élevages de cochons cloturés par des palettes de chantier des tôles et des vieux sommiers, le tout très parfumé pur porc et enfin traverse le pont du barrage d'ou l'on voit un vieux pont

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en traversant le village je passe devant le bar tabac et me rappelle que le berger y vient très souvent. je rentre. au fond de la salle 4 joueurs de cartes.

"qu'est ce que c'est ?" me dit une grosse voix d'un air dérangé. "vous connaissez le berger qui se trouve là haut?" que je répond en montrant la montagne.

"oui! qu'est-ce qu'il a fait?" "je voudrais lui acheter des cigarettes" "ah bon! il a été gentil avec vous alors" le patron consent à se déplacer. je lui paie quelques paquets de cigarette qu'il met de côté pour donner au berger quand il viendra. Je ne sais pas si j'ai bien fait, mais ça m'ennuyait de n'avoir rien donné en échange du fromage. Je réalise que c'est la première fois de ma vie que j'achète des cigarettes. et sans doute la dernière.

Je vois sur ma carte que je peux éviter de marcher sur la route en passant par un village au nom très musical: SIDOSSI j'ai un peu de mal à trouver le chemin, il n'est pas indiqué. pas entretenu non plus, il faut se battre avec les ronces. je longe un peu le lac puis après SIDOSSI le chemin se sous divise en traversant des élevages de cochons aussi coquets que les précédents et finalement je le perds. je me retrouve sur une route que je n'arrive pas à identifier sur ma carte. Après bien des errances je vois un papy qui me remet sur le chemin que je retrouve près d'ALBERTACCE. La nuit commence à tomber lorsque j'arrive au pont de Muricciolu ou je fais un bivouac de rêve. Je me fais une poilée de châtaignes que j'ai ramassé près du pont. ça cale.

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jeudi 17 octobre

  belle nuit illuminée par la pleine lune. J'ai une belle salle de bain avec de l'eau un peu fraîche mais limpide. ça réveille bien.

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après la toilette je plie et démarre la journée. je traverse ce joli petit pont de muricciolu et attaque la colline au milieu des châtaigneraies.

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après une bonne grimpette, c'est un plateau dans les pins avec un chemin très confortable ou je circule en poussant la brouette. on se croirait sur une allée du bois de boulogne. J'arrive à un embranchement où une vielle pancarte délabrée sur le sol indique GR20. je suis l'indication. petit à petit le repérage se fait de plus en plus aléatoire, les traces au sol se confondent avec les pistes faites par le bétail. je perds très souvent le chemin, ne reconnais rien de ce qui est indiqué sur ma carte, me fais aggriper par les ronces. bref la galère. j’espère ne pas finir comme ce passant:
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après un dur combat avec la nature je finis par émerger au pied d'un petit village dont l'unique habitant que j'y rencontre me dit se nommer CALASIMA.

Ce n'est pas sur ma carte. il faut dire que j'ai cru malin de scanner uniquement le parcours que j'avais prévu de faire. Du coup je ne sais pas ou je suis.

mon villageois me dit que le GR se trouve dans le fond de la vallée et que je pourrais peut-être attendre la bergerie de BALLONE mais que pour le reste ce serait difficile. Je ne comprends pas ce qu'il veut dire. Je démarre d'un bon train sur la piste et croise deux jeunes randonneurs en mauvais état, dont l'un boite lourdement. un peu plus tard un autre groupe dont certains ont l'air au bord de l'épuisement. ça promet. petit à petit j'approche de la montagne et me demande vraiment si un GR peut passer la dedans.

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la piste c'est fini, maintenant ascension dans les pierriers. Enfin la bergerie est en vue, mais de l'autre coté du torrent et pas de pont ni gué. Je finis par trouver un arbre mort en travers du torrent qui fait office de pont. Je trouve le GR je laisse le matos sur place et fais un petite excursion dans la vallée de droite. j'aperçois au fond une bergerie accrochée à la falaise et montée sur pilotis. un vrai nid d'aigle. on la voit à peine sur la photo.

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arrive deux jeunes randonneurs. le les reconnais ils étaient dans le train avec moi et allaient à CALVI. je leur demande de voir leur carte. en fait la bergerie c'est le refuge TIGUIETTU et derrière le col, le fameux cirque de la solitude. Ils me disent qu'ils doivent aller ce soir au refuge CIUTULLU DI I MORI une bonne petite trotte. Je décide de bivouaquer sur place et de réfléchir à la situation en préparant mon dîner. (poêlée de châtaignes, ça cale)

 

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jeudi 18 octobre

cette nuit le clair de lune sur la vallée lui donnait un aspect fantasmagorique.  je suis surpris de la douceur de l'air. Je suis à 1500m et cette nuit j'ai eu presque trop chaud. Bon j'ai réfléchi je continue. j'ai déjà testé le GR 20 sur une portion réputée difficile et je suis passé. j'y vais et on verra bien. En prévision des prochaines difficultés je répartis mon chargement en deux. un tiers pour mon sac à dos et 2 tiers pour la brouette. et c'est parti. pas trop de difficulté pendant un bon moment. Puis j'arrive au pied d'une falaise, ce n'est plus du sentier, et pas vraiment de l'escalade, mais il faut quand même y mettre les mains par moments et assez souvent. je charge le tout sur mon dos avec les sangles que j'avais bricolé il y à 2 ans. et je grimpe. pendant 10 minutes et j'arrête, épuisé. trop lourd ou je ne suis pas assez costaud. allez on va dire trop lourd. bon, je vais passer en deux fois. je répartis la charge moitié moitié et fais la grimpette avec la première moitié avec le sac à dos. il y a bien 150m de dénivelé  je redescend chercher le reste, et voilà. finalement j'arrive au col sans trop de mal.

Avec de la patience et un zeste d’obstination on arrive à tout.

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c'est l'heure d'une petite pause casse croûte. la vue est splendide et il fait toujours grand beau.Il y a un haut plateau et derrière la bosse je trouverai le refuge dont parlaient les deux jeunes hier soir. il n'ont pas dû arriver de bonne heure heureusement c'est pleine lune.

j'aperçois la mer. probablement la baie de CARGESE. le chemin redescend ensuite vers la vallée que j'aurais dû prendre hier. le torrent a creusé de grandes baignoires. ça doit être bien l'été quand l'eau est chaude. je découvre une très belle cascade.

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finalement je me retrouve à l'endroit où j'aurais dû être il y a 24 heures. là maintenant c'est sur ma carte. je fais le chemin à l'envers de ce que j'avais prévu et je crois que ce soir je bivouaquerai encore au petit pont de MURICCIOLU. C'est dommage que je ne m'y connaisse pas en champignons, il y en a partout. j'ai l'impression que ceux là sont des bolets.

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le sentier est un ancien chemin de transhumance, il est plutôt facile. après une longue marche je retrouve le bivouac à la nuit tombante, comme l'autre fois. l'inconvénient de la rando en octobre c'est que les jours sont courts. ce soir poilée de châtaignes (ça cale).  J'examine plus attentivement la carte pour comprendre mon erreur d'hier. le chemin que j'ai pris hier n'est plus cartographié donc tombé en désuétude. ce qui explique son état. Si j'avais mieux regardé j'aurais vu que les courbes de niveau n'étaient pas du bon côté. La flemme de sortir les lunettes. ça m'apprendra. Sur ce, dodo.

samedi 19 octobre

La nuit porte conseil dit-on. Après avoir hésité entre retourner à CORTE pour prendre le train et rentrer ou faire la boucle prévue, je choisi la boucle. donc je reprend le sentier de transhumance et la cascade ou je ferais une pose toilette déjeuner. cette fois je coupe le GR20 et monte a l’assaut du col de VERGIO. le chemin est assez facile. Au col passe une route. il y a une très grande statue de pierre posée sur une sorte de moitié de ballon de foot. l'esthétique est assez discutable. je descend en direction de EVISA par un horrible pierrier qu'il vaudrait mieux ne pas prendre un jour de pluie. ensuite le chemin est assez facile et plutôt monotone. de la forêt de la forêt et encore de la foret et pas d'horizon. par ici les arbres commencent à prendre des couleurs d'automne.

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je ne traîne pas et arrive a EVISA à 17h. je balade un peu dans le village, achète une grappe de raisin. Je prend un canon au bistrot (un peu marre de l'eau) et file vers un village abandonné: TASSU. Mais la nuit me prend en cours de route et je monte la tente à la frontale. je regarde la carte et suis impressionné par le trajet d'aujourd'hui. je crois que je vais bien dormir.

dimanche 20 octobre

en effet, bonne nuit; je démarre par un sentier bien glissant et me retrouve 200m plus loin au vieux village en effet bien abandonné. a part l'église qui parait entretenue, les quelques maisons ruinées disparaissent sous le lierre. je continue et traverse MARIGNANA ou je prend un thé au troquet du village. j'aurais bien pris des croissants mais il n'y avait rien. pas même un croûton de pain. Je ne traîne pas et continue mon chemin jusqu’à un croisement: à droite CARGESE à gauche VIZZAVONE. je prend à gauche pour faire ma boucle puisque j'ai les cartes. Là le sentier est nettement moins bien tracé. après une bonne descente et un passage de torrent ça grimpe dans la foret et le repérage commence à faire défaut. ça me drapelle quelque chose. je risque de galérer comme l'autre jour. de plus le temps devrait changer lundi. je risque aussi de me retrouver dans un endroit difficile du GR 20 du côté du MONTE D'ORO avec en plus des rochers glissants s'il pleut. pas prudent. de plus deux gros sangliers m'observent depuis un moment en soufflant très fort par leurs narines. d'habitude ils s'enfuient à mon approche et ceux là n'ont pas l'air impressionnables. je ne vais pas faire le malin, demi tour je vais à CARGESE. pour ce trajet je n'ai pas de carte.

Le chemin est assez facile et traverse une région absolument désertique, très belle. pas même une bergerie. les sources sont taries. je trouve un filet d'eau dans un torrent que je traite au micropur.

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après avoir joué les montagnes russes entre 800 et 1000m j'arrive à  un refuge fermé et  sans nom près du hameau de REVINDA  J'y trouve trois jeunes allemands qui ont fait le même trajet que moi. ils sont épuisés et ne marcheraient pas une demi heure de plus. je prends de l'eau et continue un petit moment pour profiter du jour. je trouve un superbe endroit à bivouac avec la vue sur la baie de CARGESE.

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la photo n'est pas très bonne il commence à faire nuit.

j'ai l'impression d'avoir encore fait un beau trajet aujourd'hui.

LUNDI 7 OCTOBRE

Réveil à 7 h mais j'attends 8h pour démarrer au jour. d'abords un plateau puis descente raide dans des pierres qui roulent sous la semelle.au moins 600m de dénivelé  l'enfer. ensuite piste confortable à 150m d'altitude, ça sent la fin, je relâche la pression et  commence à penser au bon bain que je vais prendre à CARGESE et profiter du beau temps qui à l'air de se maintenir.

et puis d'un coup le chemin quitte la piste et escalade la montagne, 150m de dénivelé féroce. Il faut remettre la pression, le moral en prend un coup. dur, dur.  enfin au sommet j'aperçois la mer tout près. ce coup çi c'est la fin, par une descente enfin tranquille.

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en fait ce que je vois n'est pas CARGESE mais la plage qui est à côté. celle ou j'irai prendre mon bain tout à l'heure. CARGESE est à gauche.

j'arrive à 11h30 je me renseigne, il y a un bus à 15h pour AJACCIO j'ai le temps d'aller me baigner. d'ailleurs des groupies m'attendent

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14h je remonte à CARGESE pour attendre le bus. En chemin je croise mes 3 allemands d'hier soir. Eux aussi vont se baigner.  3h un mini bus de 13 places arrive, pas superstitieux les corses. en fait je suis le seul passager jusqu’à AJACCIO. pendant le trajet le ciel se couvre, la fin du beau temps? arrivée au port d'AJACCIO à 16h15. je prends mon billet (salon fauteuil) et vais faire un tour en ville ou je m’achète un pantalon. celui que je porte a un peu souffert. le bateau démarre à 20h et la première chose que je fais est d'aller prendre une bonne douche, la seconde de filer au restau manger un steak frites et la troisième d'aller dormir. nous sommes deux dans un salon de 150 places. je dors sur la moquette comme un bienheureux.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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14 décembre 2011

ILE DE LA RÉUNION

SUR LES CHEMINS DE L'ILE DE LA REUNION


Jeudi 10 novembre 2011

arrivée à 11h à st Denis après 11h de vol dans un fauteuil qui ne se réglait pas en position inclinée. J'avais besoin d'exercice pour me remettre de cette nuit difficile.

P1040091 j'avais remarqué sur géoportail qu'il y avait un chemin bordant le littoral. Il passe devant l'aèroport et va à st denis ville. c'est à 8 km, juste ce qu'il me faut pour me dègourdir les jambes.

j'avais réservé une chambre d'hotel pour deux nuits. je profite de ces deux jours pour visiter st Denis et m'acclimater. le décalage horaire est de 3h la chaleur est supportable.

je passe beaucoup de temps à la recherche de cartouche de gaz "prius". introuvable. Je ne trouve que "butagaz", je rachéte un brûleur adapté.

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SAMEDI 12

je démarre de l'hotel assez tard. je suis à 20 mn du départ du GR2. j'avais fais un petit morceau du départ la veille. Le GR part dans un jardin botanique assez mal entretenu, la végétation est très dense et on ne voit pratiquement pas la ville. Je décide donc de monter  par la D43 jusqu'au "Brulè" ou je retrouverai le GR2.

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 je quitte l'urbanisation verticale est trouve des pavillons individuels.

tous sont entourés de végétation, à tel point qu'il est souvent impossible de voir les maisons.

certaines sont assez coquettes, voir plutôt chic. 

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Tandis que d'autres font plutôt penser à un bidonville.

ça monte raide mais facile, en fait il y a beaucoup de raccourcis qui permettent d'éviter les nombreux lacets de la route. 

cette route est assez peu fréquentée, au moins à cette heure là. Ce qui m'a surpris en ville, c'est la densité de la circulation et les embouteillages le matin et le soir. c'est comme à Marseille.

 

 

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j'arrive tranquillement au brûlé, on domine st Denis et la mer couverte de nuages.

encore un peu de route bitumée, qui mêne au parking du GR2. 

c'est le rendez-vous des familles de st Denis, il y a des kiosques qui permettent de pique niquer à l'abri du soleil ou de la pluie.

a partir de cet endroit, c'est vraiment le début du GR.

 

pour ceux qui voudraient suivre l'itinéraire du trek, je vous conseille de mettre la carte IGN en fond d'écran: http://www.geoportail.fr/visu2D.do?ter=reunion

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j'attaque le GR en même temps que la pluie. Il ne pleut pas fort, mais ça mouille bien. au départ le sentier est couvert de racines bien glissantes, ensuite c'est de la boue bien collante. la végétation est exubérante.

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fougères arborescentes, arbres couverts de mousse, ambiance humide, chants d'oiseaux, on se croirait en Nouvelle Zélande.

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le temps passe, le soir commence à tomberP1040112.

je suis trempé, je commence à avoir froid et faim. 

je ne suis plus trés loin du refuge, mais je trouve un espace pour planter la tente.

je m'arrête là pour la nuit.

j'ai quand même fait un dénivellé de 1600m

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DIMANCHE 13

nuit rèparatrice, il fait beau. petit déj, je déplante et c'est partit.

peu de temps après je passe le refuge et continue en direction de "La roche écrite".

changement de décors, c'est un plateau rocheux, de coulèe de lave striée de fissures, dans lesquelles essaie de vivoter une maigre végétation.

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sur le plateau on domine tout le côtè nord de l'ile.

j'approche de la roche écrite, mais les nuages arrivent avant moi de 10 mn.

j'essaie de faire quelques photos dans les éclaircies. ça ne donne pas grand chose. 

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normalement on devrait voir les cirques de Salazie  et de Mafate ainsi que la chaine montagneuse et le piton des neiges.

ça m'apprendra à me lever plus tôt.

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Je redescend vers le refuge en faisant quelques crochets:

une source est indiquée, je bataille dans le maquis sans rien trouver.

la mare au cerf où je ne trouve ni cerf ni mare.

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je fais étape au refuge pour faire ma provision d'eau et continue le chemin en direction de "Dos d'ane".

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je retrouve la végétation tropicale d'hier.

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 le chemin longe une crête d'où l'on devrait avoir une vue sur le cirque de Mafate, sans les nuages.

 

 

avant d'arriver à "Dos d'ane" je passe par un site d'observation des vallées. Il y a un banc. je me dis qu'il serait bien d'être là demain matin pour profiter de la vue dégagée et faire des photos. Le mieux, pour être sûr d'être sur le site est d'y rester. Il n'y a pas de place pour la tente, je décide de dormir sur le banc.

 

LUNDI 14

Superbe nuit sous les étoiles. le ciel s'est dégagé dans la nuit. avant 5h je suis réveillé par tous les coqs de la vallée.

j'assiste au lever de soleil sur les montagnes et la vallée. magique.

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la première falaise à droite  est le "Maîdo". la seconde sur l'horizon est le "Grand Bénard". dans le creux le col du  "Taïbit". le mont à gauche du col est le "Piton des neiges". 

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..côté nord le soleil se léve sur "Le Port" 

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..pendant ce temps je prends mon petit déjeuner sur le banc en surveillant la progression du soleil.

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je suis très étonné par la noria d'avions et d'hélicopteres qui passent dans la vallée.

il y a des hélicos qui alimentent les ilets (villages isolés) mais l'essentiel du trafic est touristique. je trouve ça trés génant.

.il y a aussi le passage des avions pompiers, les "trackair". Bien que l'incendie soit maitrisé ils continuent à arroser pour noyer les braises qui couvent sous l'humus.

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..Je plie mon matos et descend vers "dos d'ane". c'est un petit bourg sans centre. très tranquille je ne croise que 4 personnes.

j'attaque la descente sur la riviére des galets. le chemin est plutôt facile, avec quelques passages un peu critiques. la végétation est toujours très luxuriante. 

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.j'approche de la vallée de la riviére des galets

 

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l'eau est belle et tiède, il y a des petites cascades et des baignoires, la tentation est trop forte.

Je n'y résiste pas, ce sera mon étape du jour.

J'ai fais 1100mde descente ça suffit pour aujourd'hui.

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.la journée a été très chaude. quand je n'étais pas dans l'eau, j'étais à l'ombre sous les arbres.

j'ai attendu le soir pour monter la tente près de la riviére.

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.MARDI 15

.Chaude nuit. dormi tente ouverte. pas d'insecte.

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.je démarre de bonne heure, pour éviter de marcher sous le soleil.

.je suis à la porte du cirque de Mafate. pour le moment je suis sur une piste de 4x4 qui relie à la ville du Port. il est parait-il surtout utilisé pour conduire les enfants à l'école qui descendent des ilets de Mafate à pied. la piste de 4x4 est tracée dans le lit de la riviére sur environ 10km jusqu'à Le Port.

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Il y a plusieurs traversée de riviére sur un passage de galets.

ça passe bien.

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.petit à petit la vallée se rétrécit.

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.ça commence à grimper. les marches sont bien faites, le chemin reste facile.

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.biffurcation: Aurére où Grand place? je choisis Grand place. j'irai à Aurére plus tard.

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.Derriére moi, la vallée de la riviére des galets, et, sur l'horizon la falaise de Dos d'ane où j'ai passé la nuit sur un banc. je regarde bien, mais ne le vois pas.

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..quelques passages sont assez vertigineux, mais sans danger.

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.un joli piton bien pointu, celui-là on le repére d'un peu partout dans le cirque de Mafate. un peu comme la tour effel à Paris.

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.n'oublions pas les fleurs.

c'est la période du printemps, ça fleurit un peu partout.

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la végétation change, c'est un peu plus sec.

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P1040212.j'ai traversé Grand place presque sans m'en aperçevoir. l'habitat est très dispersé, il n'y a pas de centre village. c'est le cas de presque tous les ilets.

.de temps en temps des indications. Il est quand même préférable d'avoir une bonne carte. j'ai une carte IGN au 1/25000, et j'en suis très content.

j'ai croisé des randonneurs avec des descriptif de topo. Ils avaient l'air un peu perdus.

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.il fait chaud, la montée vers le col est très pénible. Pas d'ombre. Ma consommation d'eau monte en flèche.

j'arrive enfin au col. De là je vois la vallée de la Roche Ancrée et sur le premier relief l'ilet de roche plate.

à gauche le Bronchard. Je vois sur la carte qu'il y a un chemin qui fait le tour du sommet. ce serait bien d'y être demain matin pour les photos.

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P1040216.

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la descente sur la roche ancrée est assez périlleuse. raide, mais surtout le chemin est un mélange de terre et de petit cailloux qui roulent sous la semelle. l'adhérence est presque nulle. je manque plusieurs fois de m'étaler.

j'arrive en bas sans bobo, mais bien fatigué.

je prends un bain dans la riviére. ça va mieux.

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.P1040217

je redémarre en direction de roche plate.

ça grimpe sec pendant un bon dénivellè.

puis ça redescend aussi sec au niveau de départ. J'ai perdu le bénéfice de mon bain.

je comprends que je ne serai pas au Bronchard ce soir.

je traverse une petite rivière, trouve une source et un endroit à bivouac.je me pose pour la nuit.

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.MERCREDI 16

Réveil à 6h. ciel voilé pas bon pour les photos.

P1040219

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.de jolies cascades en direction de roche plate

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P1040220

.la nature à quelques allures alpestre.

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.la végétation se raréfie, le chemin est très bon. beaucoup de petites marches qui se passent sans difficuté.

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P1040226.

.avant d'arriver à l'ilet, je visite le cimetière.

Pas de tombe. Seulement quelques pierres pour matérialiser la sépulture. Pas ou très peu d'inscription. Seules deux grilles blanches marquent une certaine "propriété"  du lieu. des tombes pratiquement anonymes.

ce n'est pas une fosse commune mais plutôt un espace commun.

c'est assez convivial dans le fond.

P1040228.

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.un peu plus loin l'ilet de roche plate. Là aussi habitat dispersè.

je n'y rencontre personne, comme au cimetière.

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P1040231
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.la petite chapelle en tôle ondulée est en harmonie avec le cimetière. Pas de faste inutile. c'est comme ça que je conçois le décorum religieux. Restons humbles.

Peut-on imaginer un vatican en tôle ondulée????

Une petite cloche sans clocher est là pour appeller les fidèles.

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.P1040232

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.finalement, j'abandonne le bronchard. Il fait trop chaud.

je continue en direction des trois roches, attiré par la fraicheur de l'eau.

mais avant ça il faut traverser une sorte de désert mexicain avec des roches chauffée à blanc.

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.P1040234

.heureusement des fleurs sont là pour me réconforter.

.je consomme plus d'eau que d'habitude.

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P1040235.

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.je commence à voir la vallée des trois roches.

sur l'horizon le col du taïbit, le piton des neiges est dans les nuages.

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.j'arrive enfin aux trois roches. il était temps, ma réserve d'eau est à sec.P1040243

la rivière n'est pas à sec, mais le débit est asssez faible.

il n'a pas plu assez ces derniers mois.

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P1040239.

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.la cascade reste quand même spectaculaire. Je ne vois pas le fond du goufre. je ne m'approche pas trop des bords car ils sont arrondis et glissants. Il paraît que chaque année, au moins un curieux paie de sa vie sa curiosité.

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.P1040237

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.l'endroit est parfait pour un bivouac.

c'est un endroit assez féquenté par des randonneurs "à la journée" qui partent très tôt de leur gîte pour passer quelques heures dans cet endroit.

mais il faut rentrer, et à 5h il n'y a plus personne.

ce sera ma journée lessive et grande toilette.

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.JEUDI 17

P1040249

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.Nuit et matinée très calme. vers 11h les nuages arrivent avec les premiers groupes de touristes.

il est temps de lever l'ancre. 

.surtout qu'il ne manque pas de coins tranquilles dans cette vallée.

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.P1040252

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.le chemin monte vers Marla,on le voit serpenter vers trois roches dans la vallée.

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P1040253.

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pour changer de mes soupes chinoises, j'avais l'intension de diner dans un refuge. Pas possible il fallait reserver.

.faute de mieux j'achète une boîte de cassoulet et des fruits à l'épicerie de l'ilet. la part de transport hélico pése lourd sur l'étiquette.

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P1040257.

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.je bivouaque pas loin du village. Un oiseau m'observe. C'est le seul que je parviendrais à photographier pendant mon séjour. Il y en à pourtant de magnifiques, mais je n'ai jamais pu les approcher.

Très bon le cassoulet.

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.VENDREDI 18

P1040261J'avais prévu de me lever au chant du coq.

l'un d'entre eux a dû faire un cauchemar. Il s'est mis à cocoriquoter à 2h30 imité aussitôt par tous les coqs de la vallée. ça dure 5 minutes et tout le monde se rendort.

Sauf moi.

.ciel bleu le matin. J'attaque le col du taïbit.

très facile.

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.P1040262

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.en cours d'ascension, belle vue sur l'ilet Marla et une partie du cirque de Mafate.

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P1040263.

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.arrivée au col. J'y retrouve un groupe de randonneurs que j'ai déjà rencontré plusieurs fois depuis la roche ècrite.

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.P1040267

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.une vue sur Cilaos sur le plateau en haut à gauche, et dans le fond de la vallée l'océan indien cahé par la brume.

.j'y vais à pas prudents car l'une de mes semelles m'a lâchè.

je vais régler ce problème à Cilaos.

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P1040275

.Arrivé à Cilaos j'examine l'état de mes chaussures: il faut les changer.

je ne trouve pas ce qui me convient sur place. Je prends le bus pour aller à st Pierre.

2h de trajet ahurissant. Il y a deux tunels étroits qui laissent environ 5 cm de chaques cotés du bus. Certains virages ne peuvent être pris en une fois et necessitent plusieurs manoeuvres pour passer.

Le paysage est très beau. très franchement, il vaut mieux faire ce trajet en bus plutôt qu'au volant d'une voiture de location. c'est plus relax.

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.P1040280

.arrivée à st Pierre après un changement à st Louis, je trouve les chaussures qu'il me faut.

.il est trop tard pour retourner à Cilaos, je flâne sur le front de mer. Il y a une plage protégée des vagues du large par une barrière de corrail. Cela fait une sorte de grande piscine ou vont se baigner les gens.

je choisis un restau ou je me fais servir un steak d'espadon et plein de légumes. 

.je flâne encore un peu et vais dormir sur la plage à la belle étoile.

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.SAMEDI 19

P1040285.Belle nuit sous Orion.

.il y a de belles vagues.

6h je vais me baigner dans le lagon, la mer est tiède. Il y a déjà des baigneurs. plutôt agès
pour la plupart, il doivent éviter le soleil trop fort. Ils ont bien raison.

.après un petit déjeuner sur la place je reprends le bus et retourne à Cilaos

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.ce voyage en bus est un régal.

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P1040300

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.j'arrive à Cilaos. Les nuages sont arrivés avant moi et me cachent mon objectif: le piton des neiges.


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P1040301

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à Cilaos il fait gris. Je n'ai pas envie de rester ici.

direction le piton des neiges. 

je n'y serai pas ce soir: 1800m de dénivellé. pas possible.

en plus il commence à pleuvoir. 

le chemin est plutôt facile. Les marches sont bien faites. Tant mieux, il paraît qu'il y en a 3500.

à 2000m je trouve une source et de quoi bivouaquer. .J'y passerai la nuit.

 

 

.DIMANCHE 20

P1040303

.J'ai bien fait de rester, il a plu une bonne partie de la nuit.

 

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.ce matin les nuages ne sont plus là, mais il reste une petite brume sur toute la vallée.

.on voit quand même Cilaos à droite, Bras sec à gauche et on devine au fond, la mer derrière st louis.

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.P1040304

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.première étape: le refuge du piton des neiges.

je m'y arrête pour une pause casse-croute et surtout pour faire sécher ma tente.

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.P1040309

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.Il reste 500m de dénivellé sur un chemin très pierreux dans un décor plutôt arride.

les nuages sont toujours présents.

je croise le groupe avec qui j'étais au col du Taïbit. On ne se reverra plus.

dommage, c'était plutôt sympa.

 

.P1040315

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.ça y est j'y suis:3070m.

Les nuages ont l'air de s'en aller, et c'est plutôt sympa, car ce bivouac sur le piton est en fait mon cadeau d'anniversaire.

en réalité c'était hier, mais j'ai été trahi par mes chaussures. je ne leur en veux pas, elles m'ont fait faire le Népal.

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.P1040334

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.il y a quelques abris circulaires de la taille de ma tente.

j'y bivouaque à l'abri du vent, ce qui est plutôt bien car il commence à faire froid avec la disparition du soleil.

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P1040326.

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.de mon abri je peux observer confortablement le coucher de soleil.

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.LUNDI 21


P1040332

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Nuit très fraiche (environ 5°) heureusement, je suis bien équipé.

je suis révéillé par les premiers randonneurs qui ont dû dormir au gîte et se lever à 3h pour voir l'aube sur le Piton.

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.sur la photo on voit que le lever du soleil n'est pas très différent du coucher, sauf que c'est de l'autre coté. 

il y a la lune et la  lampe d'un retardataire.

 

 

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.P1040338

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.les derniers admirateurs de l'aube.

dans quelques minutes ils seront tous en chemin pour retrouver le gîte et le petit déjeuner.

j'avoue ne pas bien comprendre cette cérémonie, car on voit le lever de soleil aussi bien depuis le gîte. Si quelqu'un peut m'expliquer.....

oui je sais, on peut aussi bien me demander ce que je fais là!

ben, c'est mon anniversaire, non?

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.P1040344

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.les montagnes sans les nuages, il faut en profiter, car ça ne durera pas toute la journée.

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P1040346

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.un peu lunaire cet endroit. d'autant plus que presque tout le monde est parti.

je ne sais pas pourquoi cet endroit s'appelle le piton des neiges, car il ne doit pas en voir souvent. peut-être moins souvent que les éruption du piton de la fournaise?

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.P1040362

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..un peu agressive cette montagne. ça ne donne pas trop envie de l'escalader.

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P1040364.

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.une vue sur le cirque de Cilaos.

on ne peut le voir depuis le piton, il faut passer derrirère le sommet à antenne et  continuer sur la falaise qui descend derrière. faire attention, il n'y a pas de chemin, et c'est de la roche pas très stable.

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.P1040365

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.du même endroit: le cirque de Salazie. Le pic de gauche est le Cimandef et celui de droite La roche écrite.

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.P1040372

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.Il ne me reste plus qu'à redescendre par le même chemin.

le balisage est très bien fait, et necéssaire lorsque les nuages sont sur la montagne. La visibilité peut être réduite à quelques mètres.

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 .P1040379

.au refuge, je recharge ma réserve d'eau et part en direction de Hell Bourg par le GR1.

. Au début le chemin est très pierreux, il traverse un maquis plutôt sec, ce qui est paradoxal, car il pleut. Ce n'est pas vraiment de la pluie c'est l'humidité du nuage qui mouille autant qu'une vraie pluie, car ça rentre partout. les gens d'ici disent qu'il farine.

.A partir du cap anglais ça devient franchement difficile. De la boue, du marécage, des planches pourries, des racines bien glissantes des échelles un peu précaires....enfin tout un florilége de difficultés que je n'avais pas rencontrè jusqu'ici en si grand nombre.

.P1040380

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heureusement, de temps en temps il y a des fleurs.

j'arrive enfin au gîte de Bélouve, trés joli.

je demande si je peux diner: ouf c'est possible.

en plus il y a une aire de bivouac autorisé juste à cotè.

exellent ce repas! j'ai remarqué qu'après une semaine de nouilles chinoises tout était délicieux. à méditer.

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MARDI 22

.P1040388

.départ de bonne heure en direction du "trou de fer". comme je reviendrai dans la soirée je laisse le matos au refuge et part avec un sac à dos léger.

On voit que c'est un haut lieu touristique, le chemin est un véritable parquet.

on avance sans effort.

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.P1040385

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.après 3/4 h de marche rapide, j'arrive à un observatoire qui offre une vue plongeante sur la fameuse cascade.

 

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.P1040386

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malheureusement, je me sens un peu loin du sujet.

.franchement la vue est un peu frustante. Les belles photos que l'on voit dans les brochures touristiques sur papier glacè sont prise depuis un hélico.

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 je vois sur la carte qu'il y a d'autres points de vue sur le sentier de bras panon.

j'y vais.

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.P1040394

.Là ce n'est plus du tout le même chemin. adieu le parquet, bonjour les échelles.

il y en a une bonne demi douzaine à passer comme celle là. heureusement que je n'ai pas pris la brouette!

le chemin passe dans un lit de riviére. le marquage est assez discret. facile de se perdre, et d'ailleurs c'est ce que je fais. je me suis égaré dans la végétation, et pendant un bon quart d'heure je recherche le chemin. ça paraît long, je le retrouve et ne le lâche plus.

un peu plus loin je croise deux randonneurs (ils bivouaquent avec des hamacs et une bâche pour s'abriter de la pluie. ils en sont très contents. On discute du chemin et je m'aperçois que je suis à l'envers, j'ai fait demi-tour sans m'en aperçevoir!

j'abandonne les points de vue, d'ailleurs ils sont encore plus éloignés de la cascade.

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.P1040401

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.je retrouve le chemin parquetté mais ne retourne pas au gîte. je fais une grande boucle par le "sentier de l'école normale".

un endroit assez curieux: "la mare aux cochons. bien sur il n'y à pas de cochon, mais pas de mare non plus (c'est comme le piton des neiges)

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P1040404.

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.là aussi la végétation est très généreuse.

je continue par le sentier de la vierge et reviens au gîte par le sentier de la tamarinaie.

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P1040405

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.cette marche légére sur sentiers faciles m'a reposé.

de retour au gîte je trouve qu'il est un peu tard pour descendre sur Hell Bourg. Je demande s'il est possible de diner. oui super!

Comme hier l'ambiance est très sympa. bien sûr je suis beaucoup questionné sur mon étrange engin. je sens bien que je n'arrive pas à convaincre sur l'utilité de la brouette. 

peu importe le repas est aussi bon qu'hier. du coup je m'inscris pour le petit déjeuner de demain matin. Et je rebivouaque au même endroit.

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..MERCREDI 23

.P1040411

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.La descente sur Hell Bourg est facile et agréable.

beaucoup de fleurs, des sources, la vue sur le village.

j'arrive en bas sans m'en aperçevoir.

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P1040413

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c'est plus une petite ville qu'un village. rien à voir avec les ilet de Mafate.

ici dans le cirque de Salazie il y a des routes et aussi des voitures, donc plus de monde et plus de maisons. C'est pareil qu'à Cilaos

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.encore une fois les nuages arrivent.

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..P1040424

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.un exemple d'architecture traditionnelle. l'ensemble est plutôt rustique, on ne cherche pas à faire joli, mais visiblement économique.

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.P1040417

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.la tendance actuelle est plus sophistiquée. on cherche à faire joli tout en restant dans l'esprit de la construction traditionnelle.

 

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.P1040428

.je prends la D48 en direction de Salasie pour aller voir une cascade "le voile de la mariée"

.en chemin j'achète un régime de bananes à une petite échope tenue par un petit homme très rigolo "tonton"

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P1040435.

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.pique nique avec les bananes de tonton.

j'en aurai pour quelques jours.

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.P1040442

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.voilà le voile de la mariée.

pas très spectaculaire à cause du manque d'eau.

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P1040447.

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.même la riviére qui semble bien calme devrait être un torrent.

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.P1040448

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..Il n'y peut-être pas beaucoup d'eau dans les cascades, mais il recommence à pleuvoir. je remonte à Hell Bourg en bus et me réfugie dans un restau en attendant la fin du déluge. Je casse une petite croûte.

dès que ça se calme je pars en direction de "le belier" par le GR1

Aprés Bras Marron, je traverse une riviére qui s'appelle "la rivière" et j'y trouve un bivouc sympa.

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.JEUDI 24

.Réveil à l'aube par le chant des oiseaux. Pas de coq

P1040450.

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.le soleil éclaire une montagne derrière la tente. C'est le piton d'Anchain.

je vois sur la carte qu'il y a un chemin qui fait le tour du sommet.

j'y vais! 650m de dénivellé au réveil.

.puisque je fais une boucle, je laisse la brouette en bas. Pas maso!

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P1040453

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.la vue est interessante 360° au milieu du cirque de Salazie.

un hélico vient déposer un commando de parachutistes sur le sommet.

 

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P1040460.

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nous descendons ensemble le piton. ils sont armés d'appareils photos et font plus penser à des touristes qu'à des militaires. il y a 2 filles dans le groupe.

l'ambiance est plutôt à la rigolade on dirait un groupe de l'UCPA.

P1040459
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une partie du cirque de Salazie

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.P1040463

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.je récupère la brouette et continue en direction du GR1 que j'avais quitté pour faire le piton.

.je marche sur une piste de 4x4, c'est très confortable. derrière moi, le piton d'Anchain.

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.P1040464

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.de temps en temps de beau bouquets de bambous.

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.une ferme isolée du monde.

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P1040468


 

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.une invitation au bain.

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.toujours des fleurs.

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P1040474

.au lieu d'aller à  "le bélier" comme prévu, je quitte le GR1 pour passer par camp Pierrot et grand ilet pour voir à quoi ressemblent ces campagnes.

vergers et élevages de cochons très odorants.

.la pluie me rattrape en route, la température chute.

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P1040477

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 .sur la route du col des boeufs je m'abrite sous un kiosque, pour préparer mon diner.

 comme la pluie ne cesse pas. je bivouaque à cotè du kiosque. on verra demain.

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.VENDREDI 25

La pluie n'a pas cessé de la nuit, elle est encore là ce matin.

.P1040480

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.pas la peine de s'enrhumer. je redescend sur le Bélier, prends un bus et descends me faire sécher au bord de la mer à St André.

.sur le marché j'achéte les premiers letchies.

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.P1040481

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.opération séchage en bord de mer. il fait beau et chaud.

.je ne me baignerai pas: grosses vagues et peut-être requins.

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P1040488

.sur le piton des neiges j'avais rencontrè un randonneur très sympa: Fred.

il habite à st André et m'a dit de venir le voir si je passais par là.

.ben, justement, j'y suis. 

finalement je bivouaque dans son jardin. je reste 2 jours

fred me fait visiter la région. nous allons à st Denis, il à un cours de japonais à l'université, pendant ce temps je visite st denis.

le lendemain nous faisons une ballade à pied très jolie: l'Eden.

P1040490

 

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. vous allez penser que j'ai une passion pour les cimetiéres, mais je trouve celui-là plutôt gai. c'est l'influence de la culture indienne.

.P1040499

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.Fred connait un journaliste et lui parle de ma brouette.

lundi matin un article paraît dans la presse locale "Le Quotidien"

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.LUNDI 28

 Je quitte Fred, nous nous reverrons dans le sud de l'ile, un de ses amis habite à st Philippe.

en traversant la ville je constate que les gens lisent le journal. Je suis hélé à tout moment "hé l'homme à la brouette! on t'a vu dans le journal". Et ça se reproduira pratiquement tous les jours jusqu'à mon départ.

je suis à deux doigts de signer des autographes.

P1040502.

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.retour vers le Bélier. dans le bus je constate que les nuages sont encore là.

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.arrivé au col je prends le sentier scout en direction de Aurére.

le sentier est très facile. maleureusement les nuages sont bien installés et j'arrive à l'ilet à malheur sans avoir rien vu du paysage.

il y a un petit terrain de camping, on dirait un jardin. Il y à deux couples (parents enfants) et un jeune randonneur photographe animalier amateur.

nous dinons ensemble une cuisine créole préparée par l'un des couples. bonne ambiance, avec rhum.

 

MARDI 29

départ tardif, je vais faire un tour à Aurére. comme je reviens je laisse le matos sur place.

.P1040507

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.le ciel est clair, le chemin est très beau.

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P1040510.

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.des oiseaux sont occupès à faire de drôle de nids.

.ils savent nouer les herbes pour attacher le nid dans les branches.

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P1040508.

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.comme les autres l'ilet d'Aurére est dispersé dans la nature.

celui là est plus touristique que les autres. les chemins sont bordés de fleurs et bien aménagés. les gîtes ont l'air plutôt coquets.

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P1040517.

.la vue sur Mafate est bien dégagée.

.je retourne chercher mon matèriel et prends le GR2 en direction de l'ilet à Bourse.

en partant je croise le groupe de para du piton d'Anchain.

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.P1040532

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.en chemin je pique-nique dans ce joli torrent où je prends mon bain.

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.P1040537

.certaines plantes grasses sont vraiment imposantes.

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P1040542

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.je traverse grand place et me retrouve sur le chemin du col que j'ai déjà passé la semaine derniére. 

comme les nuages sont arrivés, il fait moins chaud et la montée est moins pénible. Par contre la descente est toujours aussi casse-g...e.

 j'arrive à la roche ancrée sans dommage et reprend le petit col suivi de la dscente, toujours aussi raide que la dernière fois.

 finalement je bivouaque au même endroit. je commence à prendre des habitudes.

 

.MERCREDI 30

P1040551.Levé tôt, mais les nuages commencent à arriver.

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P1040548

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.le chemin longe une riviére avec de jolies cascades. 

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.P1040561

.cette fois je monte au Bronchard pour faire le tour du sommet. hélas les nuages sont là, l'horizon est caché. 

.je peux quand même aperçevoir le fond de la vallée dans laquelle je devrais descendre pour aller à La Nouvelle. 

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.P1040564

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.pas de problème pour la descente. Par contre en bas il faut traverser la rivière à guè et la remonter sur une petite distance entre les rochers. une grande échelle permet de remonter de l'autre cotè pour retrouver le GR.

Ici j'utilise le portage expèrimentè en corse.

ce sera la seule fois.

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P1040567.

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.on peut aperçevoir le GR qui descend vers le gué.

la montée vers la nouvelle est très agréable.

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.P1040568

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.Toutefois il faut se mèfier des piéges en travers du chemin. 

Impressionnante la bête. elle fait bien l'envergure d'une soucoupe de tasse à café.

Je ne pense pas qu'elle soit dangereuse car je n'ai pas vu beaucoup de momie de randonneur accroché aux arbres.

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P1040575.

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.Petite étape casse croûte à La Nouvelle.

là c'est un ilet franchement touristique. je ne m'y attarde pas.

 .à l'épicerie je prends des fruits et (encore) une boîte de cassoulet. c'est la dernière de l'épicerie et du séjour.

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.P1040578

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.en continuant vers Marla, je vois au loin une sorte de terrain de golf.

C'est la plaine aux sables. ça me fais faire un crochet de quelques kms, mais l'endroit en vaut la peine.

bien sûr il n'y a pas de sable. mais un vaste paturage d'herbe rase entretenu par un troupeau de vaches.

de temps en temps j'aperçois la chaîne du piton des neiges entre les nuages.

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.JEUDI 1 Décembre

P1040590mon réveil est attendu par les vaches. 

 comme souvent le matin, il fait beau.

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 il faut en profiter car les nuages ne sont pas loin.

 

 il y a une bergerie abandonnée sur le plateau. On dirait que les vaches se promènent en liberté, un peu comme en Corse.

 

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 je m'en vais, les nuages arrivent.

 

 

 

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 un dernier aperçu sur la riviére des 3 roches.

 

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 je traverse Marla et attaque l'ascencion du Taïbit (bis)

 

 

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 descente du Taïbit, puis traversée de Cilaos.

 

 

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 Je n'allais pas quitter Cilaos sans goûter le célébre vin du pays.

j'ai testé le blanc: une sorte de muscat assez parfumé. on pourrait le boire en apéritif, ou peut-être en digestif avec des petits gâteaux.

 je continue en direction du bloc, c'est le départ de l'ascention pour le piton des neiges.

je pense bivouaquer par là.

 

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j'ai droit à un beau coucher de soleil, pendant que je plante la tente. 

 .Demain direction le piton de la fournaise.

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VENDREDI 2

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 Lever de soleil sur Cilaos.

j'hésite sur l'itinéraire. reprendre le GR2 que je connaît déjà ou passer par la "mare à joseph" qui paraît plus direct pour aller au piton de la fpurnaise?

je suis sûr de trouver de l'eau par le premier, je me décide pour le refuge du piton des neiges. tant pis pour le crochet.

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.en effet je trouve de l'eau à la source.

.je rencontre le jeune photographe animalier qui descend du piton des neiges.

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.en fait, de l'eau j'en ai eu partout. 

.il a plu toute la journée sans arrêt.

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.je ne vois rien du paysage. le chemin est bordé d'une végétation genre maquis corse.

à partir du col qui mêne au refuge le chemin à été assez difficile. Un peu comme dans un lit de torrent. De plus la pluie à rendu les rochers très glissants. Ensuite des plateaux marécageux, puis une série de montagnes russes avec échelles. Une grande partie du chemin est garnie de tronc d'arbres posés en travers, ça glisse super bien! vers la fin le chemin est devenu facile au dessus de Bourg murat.

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.je ne sais pas à quoi ressemble le paysage, mais les mousses sont très belles.

.j'arrive à Bourg Murat après 3h de flotte trempé et gelé. 

pas vraiment envie de bivouaquer. De plus ce matin j'ai plié la tente mouillée de rosée et je n'ai pas pu la faire sécher. je trouve une chambre de libre dans un hotel (la dernière) et comble de bonheur il y a un sauna et un hammam.

le hammam est libre, je réssussite. Un bon repas restau après ça et une bonne nuit dans un lit (il y a le chauffage dans la chambre) et ça devrait aller mieux.

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.SAMEDI 3

.Comme prévu, ça va mieux. la forme même. pendant le petit déjeuner je discute avec mes voisins de table. Ils vont au Piton de la fournaise. Ils ont de la place dans leur voiture. Le piton est à 25 km de route en lacets. 

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.le décors est lunaire.

du parking on domine tout le cirque. il faut descendre par un escalier, un dénivellé de 100m pour atteindre le niveau de la lave 

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dans le bas de l'escalier, on trouve le petit cratère "formica léo", puis pour aller sur l'observatoire  Dolomieu, il faut marcher 2h.

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.le chemin est repéré par des points blancs. Ils vaut mieux ne pas trop s'en écarter, les nuages peuvent tomber rapidement, et on n'y voit plus rien. On est perdu. 

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.la solidification de la lave forme des dessins incroyables.

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.je rencontre encore le jeune photographe!

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.Le cratère. Une fois de plus j'arrive un peu tard, les nuages sont dèjà là.

.c'est bien calme, pas de fumerolle ni d'éruption annoncée.

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les couleurs et les formes données par la fusion et la solidification des roches et extraordinaire. C'est presque plus interessant à observer que le cratère.

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.Des oeuvres d'art je vous dit!

 

je remarque que la plupart des gens qui arrivent au cratére commencent par prendre des photos du trou. Puis ils se prennent en photo devant le trou. puis ils ouvrent leur sac pour sortir de quoi boucher leur trou (d'estomac). ensuite ils repartent.

je n'ai vu personne s'intéresser aux roches.

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.et ça! franchement, c'est beau, non?

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.une fois de plus les nuages ont eu le dernier mot. c'est la farine. il vaut mieux retourner au parking.

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j'ai perdu mes compagnons de ce matin. Je retourne à bourg Marat avec une autre voiture.

je récupére mon matériel à l'hotel. Ce soir je vais à St Philipe où Fred m'attend chez son copain Dieter.

je m'apprête à partir par le bus quand arrivent mes compagnons de ce matin. Ils vont à St Pierre et me proposent de m'y déposer. vraiment très sympa.

à St pierre je prends le bus pour aller à St Philippe. pendant que j'attends je retrouve encore le jeune photographe. C'est petit la Réunion!

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DIMANCHE 4

je suis arrivé chez Dieter hier soir à 7h30. Il faisait nuit noire. j'ai été escorté par un local qui connaissait l'endroit. comme il avait un peu forcè sur le rhum, nous avons un peu slalomè dans le village. Il ne parlait que le créole, je n'ai pas trop compris, mais nous sommes arrivés.

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.J'ai planté la tente dans le jardin qui est une véritable forêt où tout pousse en abondance.

.il y à de tout: des letchis, des mangues, des ananas, de la vanille.....

.et ça pousse tout seul. il suffit de poser le chapeau de l'ananas sur la terre, et c'est parti (il faut attendre un peu quand même).

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.Fred m'emméne voir les coulées de lave.

elles se perdent dans la mer.

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.Dans les nuages: le piton de la fournaise, d'où arrivent les coulées de lave. Celle ci date de 3 ans.

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.au premier plan une coulée très ancienne.

.à l'arrière plan la jeune coulée.

.entre les deux une plage où je n'irai pas me baigner.

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.le long de la côte on trouve des aménagements avec des kiosques sous lesquelles des familles viennent passer la journée en pique-niquant et en sirotant du rhum arrangé. c'est une institution.

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.à St philippe une petite piscine naturelle permet de se baigner à l'abri relatif d'une digue de rochers sur laquelle s'éclatent les vagues.

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.préparation de la célébre salade au palmiste rouge.

.Dieter manie le couteau

.Fred arrive avec son fruit favori (j'ai oublié le nom) 

.Françoise surveille attentivement.

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.LUNDI 5

Nuit un peu perturbée par les fourmis rouges. elles ont transformé le tapis de sol de la tente en passoire pour venir chercher le peu de denrées qui restait dans mon sac.

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.ce matin je prends le bus pour remonter vers le nord en longeant la côte et voir à quoi elle ressemble.

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.avant de partir je jette un coup d'oeuil sur le "cap Méchant".

c'est la pointe la plus au sud de l'ile.

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.Dieter m'a donné un coeur de palmiste rouge pour le ramener en métropole. C'est long comme mon sac et ça pése au moins 5 kgs.

heureusement je ne randonne plus!

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.Je m'arrête à "étang Salé. une station balnéaire avec une grande plage de sable noir. la plage est bordée d'arbres, cocotiers pour beaucoup. 

.la plage est protégée par un banc de corail sur lequel s'arrêtent les vagues. Le lagon n'est pas profond, j'ai pied partout. J'ai emmenè mes lunettes de piscine et je peux voir de jolis poissons.

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.je vais passer la nuit sur cette plage à la belle étoile.

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.MARDI 6

finalement, même au bord de la mer les nuits sont fraiches. j'ai dû mettre un pantalon et un pull.

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.j'ai droit à un lever de soleil sur la plage pendant que je prépare mon petit déj.

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Ensuite je vais me baigner dans le lagon, puis je vais attendre le bus pour remonter vers le nord.

.Deux randonneurs me rejoignent à l'arrêt de bus. ils ont dormi dans le camping, juste à coté de la route. il paraît que ça circule pas mal la nuit.

moi, j'avais le bruit des vagues.

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.Arrêt à "Boucan Canot", une très petite ville balnéaire qui essaie d'être un peu chicos.

.les plages sont belles mais la baignade n'est pas très sure.

Là aussi une petite piscine naturelle permet de faire trempette à l'abri des vagues.

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.un peu à l'extérieur de la ville, cette petite plage est très sympa.

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.je reprends le bus et m'arrête à "Le Port" où j'ai rendez-vous avec Françoise pour visiter la biennalle d'art contemporain qui se trouve dans un dock.

.Expo intéressante car une trentaine d'artistes de différents pays ont participé en résidence pour donner leur vision de la Réunion.

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.je bivouaque dans le jardin de Françoise

.le coucher de soleil y est très beau.

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.MERCREDI 7

 

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.Voilà c'est le dernier jour. je flane chez Françoise qui à une très belle maison, elle aussi avec une végétation exubérante.

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.la maison est sur les hauteurs qui dominent la grande ville de "Le Port". c'est un havre de paix.

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P1040818.Ce soir je prendrai l'avion à 22h30.

je plus rien à faire que d'attendre tranquillement.

Rèmi, un ami de Françoise nous à préparé un curry de poulet façon créole. Délicieux.

en fin d'après midi, Clélia (une amie de Françoise) m'emméne à l'aéroport, après que j'eus acheté 5 kgs de lechies. me voila bien chargé: 25 kgs sur la balance de l'aèroport.

c'est très sincérement que je remercie tous mes nouveaux amis de leur accueil chaleureux.

On se reverra.

 

 

 

 


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03 octobre 2011

ESSAI SUR LE GR20

CORSE Le GR 20

Dans les passages difficiles il est nécessaire  de porter la brouette ça m’est arrivé quelques fois en Nouvelle Zélande. Je n’avais pas à ce moment de système de portage bien adapté.

Après quelques essais j’ai trouvé la solution, avec deux sangles d’épaule et en portant la brouette à l’envers, on peut même tenir les poignées pour stabiliser la charge.

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Pour valider la solution, j’ai décidé de partir en corse sur la GR20 pour rencontrer de véritables problèmes de portage.

Lundi soir 19 septembre 2011

J’embarque sur le Danielle Casanova pour une traversée de nuit.

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Mardi

arrivée à Bastia à 8h,

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petit déjeuner en ville, je ne sais pas pourquoi, mais tout le monde à l'air joyeux!

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et embarquement à 10h dans la micheline vers Calvi. 

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Arrivée vers 1h, j’ai demandé à descendre à Dolce Vita qui est à 8 km de Calenzana, départ du GR20. 

Un petit arrêt restau et j’arrive à Calenzana vers 3 h, je fais provision d’eau et démarre le chemin vers 15h30. C’est un peu tard pour attaquer, je bivouaquerai en route.

Le chemin est très pierreux, mais la brouette passe bien.

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Vers 19h je trouve un bivouac satisfaisant avec la vue sur Calvi

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Mercredi :

Démarrage vers 8h, je continue l’ascension jusqu'à un premier col à 1350m, en compagnie de quelques vaches.

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Ensuite le GR longe la montagne, puis je rencontre la première difficulté. Des blocs de pierre qu’il faut escalader, presque à la verticale. Je m’équipe pour le passage avec la brouette sur le dos.

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C’est ma première rencontre avec la difficulté, je suis un peu inquiet, car j’ai 23kgs. Finalement ça se passe plutôt bien, la brouette est assez stable, je ne suis pas gêné par les poignées, j’ai les mains libres et l’escalade se fait normalement, sauf que ça dure une heure.

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 Après ça le chemin redevient roulant jusqu’au refuge Ortu di u piobbu, ou j’arrive vers 15h. Je suis un peu vanné et je préfère bivouaquer, il y a des emplacements assez loin du refuge et bien isolé. Ça me convient, je plante et vais prendre une douche (froide) après ½ heure de queue.

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J’ai toujours la vue sur la baie de Calvi. Je prépare mon diner assis bien confortablement dans ma tente tout en observant le coucher de soleil.

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je mijote mon diner en regardant la télé. euh pardon! le coucher de soleil

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Je réfléchis au portage, il avait un peu tendance à tanguer, et je comprends pourquoi : en position normale la partie la plus lourde du sac est vers la roue. En position portage, elle se retrouve en haut. Il faut donc inverser la position du sac sur la brouette.

 

Jeudi

Démarrage à 9h, tout le monde est parti, ou presque. Au début le chemin est « roulable » pendant une petite heure.

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Ensuite portage et escalade sur 600m de dénivelé dans des rochers, plus dur qu’hier. A chaque arrêt je trouve un rocher qui me sert pour le déchargement, puis le rechargement de la brouette, le petit sac à dos me sert de protection, j’y ai mis le duvet et l’eau.

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J’arrive à un premier col à 1900m et je suis assez épuisé. Je pense aux sherpas que j’ai vu au Népal dont certains portaient des charges de 100 kgs, inhumain !

Il y a un espace de bivouac, il est 13h30, je casse la croûte, je sors le matelas et m’endors. Je me réveille 2h après, je devais être fatigué. Je ne pense pas prudent de continuer jusqu’au prochain refuge si le chemin continue comme ça. Je vais donc passer la nuit ici, la vue est superbe. Je n’ai pas d’eau, mais je suis passé devant une source 250 mètres plus bas (en dénivelé). Le prends les gourdes dans le petit sac à dos et redescend. J’ai l’impression de voler.

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Je fais l’aller et retour très rapidement car mon baromètre fait du yoyo, des nuages noirs arrivent de la mer.

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De retour au bivouac, je constate que les nuages se sont arrêtés dans la vallée.

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Comme il n’est pas tard je décide de pousser une reconnaissance sur le chemin à faire demain.

Ça commence par une belle grimpette acrobatique pour arriver à 2000m, puis le chemin devient roulable par moments et descend dans la vallée, il à l’air praticable pour la brouette.

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Me voilà rassuré pour demain et je reviens tranquillement vers le bivouac en observant le coucher de soleil.

Bon ce doit être un feuilleton, c'est la suite d'hier. Je n'ai qu'une chaîne (de montagne).

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Nuit dans un silence total. Réveillé à 4h du matin par deux randonneurs qui font le GR à la frontale. Ils ne risquent pas les coups de soleil !

Vendredi :

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Démarrage à 9h brouette sur le dos, je suis reposé, ça passe bien. Je roule là ou c’est possible et arrive dans le bas du chemin que j’ai vu hier soir. Au lieu de continuer dans la vallée, comme je l’avais cru, il remonte raide dans la montagne. A nouveau portage et escalade jusqu’à 2000m.

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En haut il y a un guide avec un groupe de randonneur, je le sens dubitatif, il a bien raison.

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La descente est moins difficile que la montée je peux même descendre à la brouette sur un dénivelé de 600m. Un peu acrobatique quand même car très raide et caillouteux.

J’aperçois le refuge Carruzo 200m en bas et en même temps une aire de bivouac très confortable.

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J’opte pour ce dernier car j’ai entendu dire que l’aire de bivouac du Carruzo n’était pas formidable et que, de plus, le refuge était infesté de punaises. Pendant que je m’installe j’entends le bruit d’une cascade en contrebas. Je prends mes affaires de toilette et bagarre dans le maquis pour descendre au torrent (pas de chemin). Je trouve une petite cascade qui tombe dans une cuvette grande comme une baignoire le tout en plein soleil. Le grand luxe, mieux que la douche et pas la queue. Toutefois je ne me prélasse pas trop longtemps dans la baignoire, elle est à 12°, mais ça donne du tonus !

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Je descends chercher de l’eau au refuge. J’ai bien fait de m’arrêter avant, il n’y à pas de place bivouac sympa.

Je regarde sur ma chaîne (non cablée) la suite d'hier. Très beau coucher de soleil, vu de ma tente, royal !

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Samedi

J’ai décidé de laisser l’essentiel du matériel au refuge et d’aller au prochain (Asco) équipé léger.

Petit sac à dos, le duvet une polaire le coupe vent gore tex du raisin sec des bananes séches des biscuits aux céréales, un petit nécessaire de toilette et en avant. Je vole.

Il y a des passages équipé de chaines pour les jours de pluie, les dalles sont glissantes.

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Le GR n’est pas plus dur qu’hier, j’arrive  à Asco en 3h30, je n’ai pas forcé.

Je me demande si je peux aller au prochain refuge en passant parle cirque de la solitude, j’ai le temps.

J’attaque la montée vers le col mais presque arrivé au cirque de la solitude le ciel se couvre de nuages menaçants. Je préfère faire demi-tour, je dormirai au gite d’Asco.

Il y a très peu de randonneur, je suis seul dans une chambre de 4. Luxe suprême, il y a des douches chaudes. La gardienne du gîte Martine est vraiment très sympa.

Je prends mon diner au restau du coin. Asco est une ancienne station de ski dont les installations ont été détruites (il y a quelques décénies) par une tornade inexpliquée. Elle n’a pas été remise en état, par contre l’hotel et le restau continuent de fonctionner. je me retrouve à table avec un couple très sympa que j'ai rencontrè dans la journée. Lui c'est un passionné des courses inhumaines, il me dit que le record qu GR20 est tenu par un jeune espagnol de 21 ans qui à fait le GR en 33heures, incroyable. le randonneur ordinaire le fait en 2 semaines....

 

 

Dimanche

Je prends le petit déj au restau d’hier soir, le ciel est gris il pleuviote. Retour au gîte où Martine est en train de dissuader deux petits jeunes de ne pas partir vers le cirque de la solitude sous la pluie. Les pauvres ont un équipement assez misérable. Elle leur raconte l’histoire des 6 randonneurs morts de froid la même nuit juste au dessus du refuge.  Ils restent, j’allume la cheminée, on papote.

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Vers 11h le temps se découvre, je part, je sais que je n’en ai pas pour longtemps pour retourner au refuge Carruzo. En fait j’y suis 3h30 après.

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Je décide de retourner vers Calvi, j’ai réalisé mon test. Le GR20 sera pour une autre fois avec du matériel léger.

Je récupère la brouette est descend en roulant la brouette vers Bonifatu. Avant d’y arriver je repère un bivouac assez étrange dans une clairière d’arbres moussus. On se croirait en Nouvelle Zélande.

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Il y a un torrent pour la toilette.

Lundi

La nuit a été bizarrement silencieuse, d’habitude en forêt on entend des insectes, des rongeurs, ou des bestioles plus grosses, le matin les oiseaux. Ici rien. Comme si c’était mort.

J’arrive à Bonifatu c’est un lieu dit, il y a une auberge et pas mal de gens qui viennent faire une ballade de la journée.

J’examine les randos et choisi de faire celle de 4 h en équipement léger. Rien d’extraordinaire par rapport au GR. J’ai dû marcher un peu vite car je suis de retour après 1h45.

Départ direction Calvi, a partir de là c’est du bitume, ça roule comme sur un billard sans effort.

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En fait je décide de repasser par calenza par une petite route qui passe sur un torrent. Peu de voiture, c’est agréable. Le torrent m’attend pour le bain, l’eau n’est pas froide.

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J’arrive à Bonifatu, fais le plein de fruits, ça m’a manqué.

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Puis je descend vers la station de train dolce vita . comme à l’aller beaucoup de circulation sur cette route de 8 km, presque droite. Plutôt désagréable.

J’arrive à la station, je pensais pouvoir dormir sur la plage en attendant le train de demain matin. Impossible, terrain militaire défense d’entrer. Tant pis je vais à Calvi 6 km.

J’arrive sur la plage assez tard, il fait nuit. Je m’installe à la belle étoile et me prépare une soupe chinoise. J’ai devant moi toute la baie de Calvi illuminée.

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 Je pense avoir marché aujourd’hui 8 ou 9 heures dont 7 heures de « brouette avec 22kgs, je suis fatigué bien sur, mais pas épuisé. Je vais bien dormir.

Je suis réveillé à 2h par la sonnerie de mon téléphone que j’avais mal réglé puis à 4 h par l’engin de nettoyage de plage, je me déplace sous peine de finir à la poubelle.

Je me rendors un peu,   et suis réveillé peu de temps après par un gros bruit de chaine. C’est un paquebot qui jette l’ancre devant la plage. Pas si tranquille que ça la nuit à la belle étoile.

Mardi

Je ne suis pas loin de la gare, je demande à un papy où elle se trouve : « y qu’a suivre les rails » qu’il me dit. Ce que je fais, et je trouve. Génial.

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Ce petit train longe la côte jusqu'à ile rousse, c’est un régal.

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Puis il coupe la Balagne pour aller à Bastia. Il y a un col à passer vers 500m et c’est dur, on roule à 30 à l’heure, ça laisse le temps pour admirer le paysage.

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Arrivée à Bastia vers midi, je réserve mon billet pour le départ du soir pour Marseille, encore le Danielle Casanova. Puis je vais passer l’après midi sur une plage de galet pas loin du port.

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Embarquement à 8h très peu de monde. Nous somme un dizaine dans le salon fauteuil qui peut tenir peut-être 300 passagers. Je dors sur mon matelas comme un bébé.

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 MERCREDI

Marseille, je dédaigne le métro et vais à la gare st charles en passant par la porte d'Aix.

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ensuite le bus pour AIX et un autre pour le Puy Ste réparade

Conclusion

Mon intention était de tester la brouette en condition de portage, c’est fait, la réponse est positive.

Quand à faire le GR20 avec la brouette, je le déconseille fortement. Le bénéfice apporté par les quelques portions « roulables » disparait avec les longues et pénibles heures de portage. de plus le bivouac est interdit en dehors des aires de refuge, ce qui limite pour moi l'intèrêt de la rando telle que je la pratique. Je ne sais pas ce que vous en pensez?

Ceci dit le GR20 est un chemin extraordinaire, je le referai peut-être, avec un matériel léger en dormant dans les refuges (s'il n'y a plus de punaises).

 

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17 décembre 2008

NEPAL

Deux mois au Népal, deux fois 3 semaines de randonnée. trois semaines sur les treks de Langtang et Hélambu et trois autres autour des Annapurna. Vous pouvez lire le récit de ces ballades à l'adresse  http://nepaljptx.canalblog.com

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10 février 2008

NOUVELLE ZELANDE

Récit d'un voyage de 6 semaines en Nouvelle Zélande http://sherpatrek3.canalblog.com

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14 octobre 2007

RANDO LES BOULES

une randos entre amis http://sherpatrek2.canalblog.com

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GR 5 Briançon-Menton par Mercantour

Mardi 11 septembre, la météo annonce beau temps généralisé après un été un peu pourri.

J’ai préparé le matos, les cartes, des provisions pour 5 jours, charge totale 23kgs. J’embarque pour Briançon ce mardi matin.

j1_2 Il est 8h et j’attends le TER à la gare de Meyrargues (prés d’AIX en Provence).

La rame est flambante neuve, confortable avec de grandes vitres panoramiques sans barre au milieu qui gène le regard. On peut admirer le paysage très confortablement. Habituellement je prends la voiture. C’est bien mieux par le train. De plus il n’y a pratiquement personne. Le contrôleur à l’air content de voir quelqu’un. Petit bémol, il faut faire GAP BRIANCON en bus, la voie est en travaux.

Arrivé à Briançon à 12h je recherche le GR 5, je trouve très rapidement les précieux repères blanc et rouges à proximité de la gare. j1_3Au bout d’un moment je me rends compte que je suis le Compostelle. Demi tour, je galère un peu et trouve enfin le bon chemin. C’est souvent comme ça dans les traversées de villes.

Comme j’ai un peu perdu de temps, j’allonge le pas entre Villar st Pancrace et chalet des Ayes le GR est en fait une route en terre parfois bitumée. C’est bien roulant. Environ 5 km pour un dénivelé de 450m en 1 heure.  Avec 24kg car j’ai pris 1 litre d’eau, c’est pas mal. Le col est très facile j’arrive sans difficulté au col des AYES (2477 m) et redescend vers Brunissard.

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Je trouve un bon bivouac prés d’un torrent au pied de la Casse Déserte. Il a fait grand beau, mais le soleil se couche, il commence à faire frais. j1_9Petite toilette dans le torrent et repas dans la tente. Fait pas chaud.

Dénivelé de la journée : 1277m, bon échauffement pour un après-midi de marche.

Mercredi 12, descente vers Arvieux, en traversant Brunissard, très facile. Trop facile, car emporté par l’élan, je rate le GR. Je m’en rend compte trop tard, tant pis, je continue par la route pour  rejoindre Château Queyras. C’est la même distance, et il n’y a pas de voiture. Par contre beaucoup de cyclistes.

j2_1Je contourne Château Queyras et j’attaque le GR en direction du col Fromage. Ça commence par un raidillon, garni de cailloux de la taille d’un œuf qui roulent sous la semelle. Un vrai bonheur, sur un dénivelé d’au moins 100 mètres. De plus un troupeau de vaches est passé la veille et laissé une constellation du résultat de leur rumination. Bref, un nuage de mouches vertes m’accompagne joyeusement.

La DDE est passée par là. Une modification des chemins d’exploitation forestiére modifie le tracé du GR, mais les repères n’ont pas été refaits. Evidemment, je rate un aiguillage et me retrouve au pied du sommet Buchet. Heureusement je trouve un chemin qui me ramène vers le col Fromage.j2_3

En chemin je double un couple de jeunes randonneurs lourdement chargés, lui 22kg, elle 15kg. C’est leur avant dernier jour, chapeau !

j2_8Le col est passé très facilement (2300m), puis descente rapide sur Ceillac. Il est 16h, j’y prends un thé et de délicieux croquets aux amandes. Je flemmarde une bonne demi heure et décide qu’il est trop tôt pour arrêter la journée. Direction le col Girardin.

Deux itinéraires sont proposés, l’un par la cime du Melezet, l’autre n’a pas d’indication particulière. Je prends le second. C’est un très beau tracé, très aérien, facile, avec des passages assez vertigineux. Je vous le recommande.   

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Finalement je bivouaque un peu avant le lac.

J’ai trouvé un site très bien, près du torrent dans lequel je fais ma toilette. Initiative suicidaire, l’eau est glaciale, est le soleil a disparu derrière la montagne. Il fait froid, et j’ai le plus grand mal à me réchauffer.

Cette nuit je dors tout habillé.  Dénivelé du jour : 1560m

jeudi 13                           nuit très fraîche. De la gelée blanche.j3_3

j3_6Le lac miroir est splendide, il mérite vraiment son nom.

passage du lac saint Anne puis du col Girardin 2700m. DSC00213

Pas de difficulté à signaler.

DSC00216La descente s’annonce bien. Dans le dernier tiers, il y à une bifurcation qui passe par Maljasset. Je la prends, là surprise ! Descente très raide sur cailloux roulants. Pénible.

De Maljasset à Fouillouse 12 km de bitume.DSC00222

Heureusement pratiquement pas de voiture.

Je bivouaque sur le plateau du Valonnet relativement tôt : 18h

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Je cohabite avec des dizaines de marmottes.

Dénivelé du jour : 1175m

Vendredi 14

passage du col du Valonnet à 2524m, DSC00229

suivi d’un plateau qui conduit au col de Mallemort 2558m.

DSC00232Au col je trouve les ruines d’un fort qui fait immédiatement penser au roman de Dino Buzzati « le désert des tartares ». Des centaines de soldats ont dû passer des mois sans fin dans cet endroit, à attendre quelque chose qui n’est jamais arrivé.

Descente facile vers Larche. Direction du parc du Mercantour. DSC00238

Les Marmottes se laissent approcher à quelques mètres.

DSC00242Pause thé et biscuits sur le lac du Lauzannier (2284m).

DSC00250J’ai bien fait de faire une pause car les 300m derniers mètres de dénivelés du pas de la cavale (2671m) sont plutôt difficiles. Pente très raide, pierres roulantes, terre qui dérape. J’adopte la technique du col Valente : je mets la tente dans le petit sac à dos, un peu de provision et l’eau pour alléger la brouette. J’ai 5kg sur le dos ça me suffit. Le passage du col est plus facile. Je tiens la brouette très basse, derrière moi, en appui contre mes cuisses. Dés que ça dérape je fléchi les genoux de façon à poser les poignées au sol. Eventuellement je m’assois dessus, la glissade s’arrête.

Je conserve le  sac sur le dos pour la descente pas facile non plus.

Finalement je bivouaque sur le plateau du col des fourches (2000m) Encore une journée de beau temps. J’apprécie.

DSC00252Le plateau est parsemé de trous coniques dû à des dissolutions de certains constituants du sol.

Dénivelé du jour : 1519m

Samedi 15 passage du col des fourches (2261m), descente vers Bousiéyas (1883m) puis direction col de la Colombière (2237m). DSC00258Un peu avant je rencontre une bergère, Catherine, très curieuse de ma brouette. Elle s’occupe de 1000 moutons. Je trouve ce chiffre énorme. Certains de ses collègues en gardent, seul, 2000. Pas vraiment seul, il y a les chiens. Des chiens pour conduire et regrouper les moutons, et d’autres les Patous, très gros chiens blancs à poils longs pour les protéger des prédateurs. La veille, Catherine a vu passer 3 loups dans le fond de la vallée. Je trouve ça formidable. Pas elle !

je continue et descend sur saint Delmas le Selvage (1476m). Il est midi, il y a un restau. Je prends un steak et une jardinière de légumes. Quel luxe !

Je descends à saint Etienne de Tinée par la route (1160m). Il y a 8 km. Aidé par un dénivelé descendant de 316m je mets moins de 55 mn. Pas mal avec 20kg (je suis en fin de réserve de nourriture et je n’ai pas pris d’eau).

Je refais mes réserves à l’épicerie du village. Je trouve tout ce qu’il me faut pour 5 jours et en profite pour faire une cure de raisin que je mange sur la place du village près de la fontaine.

DSC00262Petite lessive et bain dans le tinée.

Ensuite direction Auron (1600m) 5 km pour un dénivellé montant de 440m.j’y vais aussi par la route d’un bon pas. En chemin une voiture me double, fait demi tour et s’arrête à ma hauteur. C’est un couple qui me propose de m’emmener à Auron. Je les remercie chaudement mais à leur grande surprise, je refuse leur offre. En effet je fais un test d’endurance. Je couvre le trajet en un peu moins d’une heure, cette fois avec 23kg.

Je dépasse Auron et trouve un bivouac dans le haut des pistes de ski. C’est le premier soir ou je peux dîner dehors. On se rapproche du climat de la provence.

Dénivelé du jour : 1025m

Dimanche 16 cette nuit je n’ai pas eu froid. Direction du col du Blainon (2014m) grimpette assez raide et la descente sur Roya (1500) aussi. Remontée sur le col de Crouzette (2480m)DSC00277

Montée assez longue, traversée de pâturage à moutons, des milliers de moutons.

J’arrive au col en même temps qu’un gros nuage menaçant.

J’ai eu juste le temps de bâcher la brouette et d’enfiler mon anorak, et la pluie commence à tomber. Arrivé au col c’est de la grêle bien drue. La température descend en flèche. Il est 16h30, il fait presque nuit. Impossible de sortir la polaire sans mouiller tout ce qu’il y a dans le sac. Je me réchauffe en continuant furieusement, le nez sur le chemin. Ce sont de grosses pierres noires veinées de blanc.

C’est très joli, mais je préférerais voir les traces blanche et rouge. J’ai l’impression qu’elles ont été tracées il y a 30 ans. A moitié effacées par le temps. De plus l’eau ravine le terrain et je suis incapable de savoir si je suis sur le GR ou pas. DSC00278De temps en temps je laisse la brouette pour explorer le terrain à la recherche des précieux repères. Là des kern seraient bien utiles. Un moment je suis allé un peu loin et je ne retrouve plus la brouette pendant une poignée de secondes qui m’ont paru une éternité. Je ne sens plus le froid ni la grêle. En fait après le col Crouzette il y en à un autre un peu plus haut la stelle Valette (2585m) qui doit se voir parfaitement par beau temps. Mais là, je ne le vois que lorsque j’arrive dessus. D’un seul coup la grêle s’arrête. Je saute sur l’occasion pour sortir polaires et gants. Je me rends compte que je suis complètement gelé. J’ai les doigts comme des saucisses. J’ai un mal fou à ouvrir la fermeture éclair du sac.

Je me fais violence pour la photo : un exploit.DSC00279

Je descends en vitesse de l’autre côté en direction de Longon. Bonne surprise le chemin est très facile de ce côté. En 20 minutes je sors du nuage. Je n’ai plus froid.

J’ai beau aller vite, le nuage me rattrape. Il recommence à pleuvoir. Je plante en vitesse avant que ça se gâte. Heureusement j’ai des provisions. Je me réconforte avec une soupe minestrone bien chaude et de la viande des grisons, pendant que la pluie tambourine sur la tente. C’est bien d’être sec et chaud.

Dénivelé du jour : 1500m

Lundi 17 cette nuit à minuit pile j’ai été réveillé par les loups. Hurlement « à la mort » j’ai d’abord pensé à des chiens. Mais c’est le parc du Mercantour il n’y a pas de chien errants. Surtout à cette altitude si loin d’une habitation. J’ai bien écouté, ils étaient 3. Peut-être les trois que Catherine à vu. Ça m’a fait tout bizarre.

Ce matin grand beau. Fini les misères. En route pour la suite.DSC00282

Je traverse une zone de pâturages, chemin très facile. Direction Roure. En chemin je rencontre un groupe de collégiens, les 6éme A du collége ste Blaise de saint Sauveur de Tinée. Discussion très sympathique avec les professeurs et les enfants qui me posent des questions très pertinentes sur ma brouette. Ils ont bien de la chance de commencer l’année de cette façon.

DSC00285Quand ils seront parents ils se rappelleront de leur école. Bravo à l’encadrement. Dommage j’ai oublié de faire une photo.

Le chemin est très bien.

Traversée de Roure (1150m), village endormi.DSC00288

Je ne vois absolument personne.

Descente sur st Sauveur de Tinée (500m). Il fait vraiment chaud, je rêve d’un bain dans le Tinée. Déception il est tout boueux, la pluie de cette nuit sans doute. Quelques minutes avant j’ai repéré un bassin grand comme une baignoire, à la porte d’un cimetière. J’y retourne, personne en vue. En petite tenue en vitesse et plouf. Le bonheur ne tient pas à grand-chose.

DSC00291Rafraîchi, je continue sur Rimplas (1000m). Sur le chemin je suis pris à partie par deux gros chiens qui me tournent autour en faisant claquer leurs mâchoires au ras de mes mollets. Je n’en mène pas large. Leur maître arrive en courant. Il fait du footing pour perdre sa bedaine. Il calme péniblement ses bestioles. Je continue un peu choqué. 20 minutes après rebelote. Cette fois ils me sont arrivés dans le dos. Je ne les ais pas entendu. J’ai vraiment eu peur. Leur maître arrive un peu après, cramoisi par l’effort. Il essaie d’hurler des ordres, mais j’ai l’impression qu’il à du coton dans la gorge. Essoufflé qu’il est. Il n’a pas perdu sa bedaine. Il me rassure : ils n’ont jamais mordu personne. Bon je suis rassuré !

                                                                            Dire que je n’ai pas eu peur des loups !

On continue, descente sur Le Planet (834m), puis remontée sur La Roche (1110m).

Je traverse des vergers abandonnés, j’en profite pour faire une cure de pommes et de poires.

A part ça le chemin n’est pas très agréable. J’arrive à St Dalmas (1300m) et décide de bivouaquer dans le terrain de camping. Je suis l’unique campeur.Une bonne douche m’a fait le plus grand bien. Et le soir restau, la grande vie ! J’en profite pour recharger la batterie de mon portable.

Dénivelé du jour : 966m

Mardi 18  toujours grand beau temps. Direction le col St Martin (1500m) puis descente sur St Martin de Vésubie (990m). Remontée sur Le Boréon (1300m) par le sentier de la Vésubie. En chemin je fais une cure de noix. Un peu avant le Boréon le chemin passe sur la route. Une voiture s’arrête, le conducteur est absolument emballé par la brouette. Il me propose de me transporter sur les 4 km de route pour attaquer le GR. Merci beaucoup, je continue à pied.

DSC00295Direction le refuge de la Fenestre. Au début le chemin est très facile. D’un seul coup c’est un mélange de pierre et de racines pas simple à escalader. C’est très long.

DSC00298J’arrive sur le lac de Trécolpas (2150m) ou je décide de m’arrêter, bien qu’il ne soit pas très tard. Mais l’endroit est vraiment très beau. Un peu de repos me fera du bien pour attaquer le col des Ladres. Ce matin j’ai lavé une paire de chaussettes dans le torrent. Je les ai mises à sécher sur une pierre. Elles y sont encore.

Dénivelé du jour : 1360m

mercredi 19   il y a eu du vent toute la nuit. DSC00302

Il a fait très froid, je me suis réveillé avec l’onglée. Attaque du col des ladres (2448m). C’est un pierrier pas trop  difficile.

Descente sur la Madone de Fenestre. C’est un groupe de grosses bâtisses qui forment un ensemble un peu caserne.

Je file vers le col Colomb.

DSC00313Au détour d’un lacet je tombe sur un groupe de chamois pas du tout inquiet de me voir.

Les animaux sauvages ne le sont plus quand l’homme le devient un peu moins.

J’attaque le pas Colomb. C’est un pierrier très difficile, des blocs gros comme des cuisinières en moyenne. Pas de trace vraiment définie, quelques kern, et débrouille toi ! J’ai perdu la trace de nombreuses fois. Je suis arrivé en haut épuisé (2548m). Le passage le plus dur que j’ai eu depuis que je suis parti. J’ai mis une partie de la charge dans le sac à dos pour alléger la brouette.

La descente n’est pas triste non plus. DSC00321Ça commence par un mur vertical de 3 mètres entre deux parois.

Je laisse descendre la brouette devant en la tenant par les sangles de traction. C’est un peu acrobatique, mais ça passe. Sur la photo le passage se fait dans la dent du milieu. On se demande comment le GR descend là dedans. Et encore plus comment on peut passer. La descente est assez éprouvante. Enfin j’y arrive sans bobo.

Dans le fond de la vallée, des travaux de réfection du barrage. Des boîtes ALGECO qui servent de chambre aux ouvriers.

Passage devant le refuge de Nice, en travaux lui aussi.

Je traverse une vallée dans laquelle une quinzaine de chamois s’amusent. Je passe à 50 mètres, ils font à peine attention à ma présence.

Je continue jusqu’au lac qui précède le col de la baisse du Basto. La fatigue me suggère de bivouaquer, je suis son conseil. A 50 mètres, des chamois me regardent planter la tente.

La nuit s’annonce très fraîche. Sur la carte, le trajet du jour ressemble à un saut de puce.

Je suis dans le vallon de Chamineye (2380m)

Dénivelé du jour : 1244m

Jeudi 20 ce matin la tente est givrée, j’attend que le soleil la dégèle. Je m’engage sur le col de la baisse du Basto (2693m). C’est un pierrier aussi difficile que celui d’hier. Même galère. Au sommet je suis rejoint par une jeune randonneuse solitaire, Marianne. DSC00330Elle aussi, a trouvé le passage difficile. Elle randonne en faisant étape en gîte. Elle a un sac de 10 kg, ça na pas l’air de la gêner. Elle a passé la nuit au refuge de Nice. Il n’est pas ouvert, mais pas fermé non plus. Il n’est pas gardé la porte est ouverte les randonneurs peuvent y dormir.

Nous faisons un petit bout de chemin ensemble dans la descente. Arrivé à un lac je la laisse continuer seule, je veux faire sécher ma tente. Elle continue à grandes enjambées, c’est une bonne marcheuse.

DSC00333Je descend vers le lac du Basto (2300m) puis remonte sur la baisse de Valmasque (2549m). Col moins difficile que les deux précédents.

Descente vers le refuge des merveilles (2160m) en traversant la fameuse vallée des merveilles.

Je prends quelques photos des gravures les plus célèbres. DSC00345S’il n’y avait pas eu un panneau pour indiquer la tête de Christ, je serais passé devant sans la voir. Elle fait la taille d’un pamplemousse.

Je croise quelques groupes accompagnés d’un guide qui commente les gravures.

Je m’arrête au refuge des merveilles pour y prendre un thé. J’y retrouve Marianne, c’est son dernier jour.

Je m’aperçois que j’ai dû laisser mes cartes au lac ou j’ai fais sécher ma tente. Très embêtant à deux titres, j’avais noté plein de choses sur la rando, et sans carte je me sens comme un aveugle sans canne pour continuer.

Marianne me propose la sienne,  puisqu’elle a terminé. Vraiment sympa.  De plus, en consultant son topo guide elle me dit de prendre une bonne réserve d’eau pour continuer, je risque de ne pas trouver d’eau jusqu'à Sospel.

DSC00355Il est 16h, Je lève le camp et continue pour passer le pas du Diable (2340m). Avec un nom comme ça on s’attend au pire. De plus en arrivant, un gros nuage le recouvre. Je pense au col de Crouzette.

En fait, bonne surprise, c’est  très facile. Le GR fait semblant de passer dans les pierriers, mais au dernier moment, il tourne et frôle la difficulté et passe à côté, ou dessus ou dessous. C’est le col du bon petit diable.

Je bivouaque à la baisse de st Véran (1836m) près d’un blockhaus de la dernière guerre.

J’ai une vue des deux cotés de la vallée est ouest. Demain j’aurai le soleil levant.

Dénivelé du jour : 743m

Vendredi 21

grand beau, le soleil rempli la vallée tout doucement. Somptueux.DSC00359

Descente vers Sospel. Très facile.

Trop facile. Mon attention s’est endormie et je me retrouve dans une forêt dans une descente d’enfer en direction du nord (je suis censé aller au sud).

J’ai trop descendu pour remonter, je trouve un chemin forestier qui repart dans le sud.

DSC00369Au bout d’un moment je rencontre une jeune femme accompagnée d’un énorme chien, un boxer. Je lui demande ou je suis : au pied du col Turini. Je me suis vraiment perdu.

Je rejoins une route qui m’emmène à Moulinet après 8 km.

Marianne avait raison je n’ai pas trouvé d’eau avant Moulinet.

Il est midi, je fais une pause. Il y a un tabac épicerie que je dévalise de son raisin. Je le déguste sur la place près de la fontaine (déjà vu).

Il reste 12 km pour rejoindre Sospel (330m). Il fait une chaleur accablante. Je marche depuis 3 km, une voiture s’arrête, c’est la dame au chien. Elle me propose de me déposer à Sospel. J’hésite, je crains d’abîmer sa voiture avec ma brouette, mais je remarque que la banquette arrière est rabattue pour loger le gros chien. J’accepte son offre avec grand plaisir. Le chien consent à faire une petite place à la brouette. Cette entorse à ma décision de tout faire à pied permet de gommer mon erreur de ce matin. Encore grand merci à cette charmante dame et à son chien.DSC00372

Je démarre de Sospel en direction de Menton

Je passe d’abords le col du Razet (1032m) que j’avais un peu pris comme négligeable. Erreur, il fait très chaud, le col est très long, assez fatiguant. Pas d’eau, sauf une petite fontaine anémique, sur le plateau avant le col.

Je continue par le vieux Castellar (850m), puis remonte au col du berceau (1132m). là je suis à fond de ressources, je m’arrête toutes les 5 minutes, puis je m’arrête d’arrêter car j’ai de plus en plus de mal à redémarrer.

Je fini au forcing.

DSC00379Ça valait le coup, je domine Menton et une partie de la côte jusqu'à  Monaco. Splendide.

Dénivelé du jour : 982m

samedi 22 j’attaque la descente sur Menton. Le chemin n’est pas terrible.

Raide avec des cailloux plutôt instables. DSC00389Un vrai chemin Provençal. Je plaisante.

arrivé sur les hauteurs de Menton plus de marques. Trouver la route qui mêne en ville n’est pas évident. Avec un peu de chance et d’instinct, j’y arrive.

DSC00392Je traverse la vieille ville.

Et finalement je débarque sur la plage.DSC00393

Sur la photo on peut voir le col ou j’ai bivouaqué la nuit précédente : le petit creux dans le mont au dessus de ma tête.

J’ai pris un bon bain, la température était idéale.

Rien que pour ce bain ça valait le coup de venir de Briançon.

Conclusion

Briançon-Menton en 11 jours.

Dénivelé total ascendant : 13580m, descendant : 14726m.

Sans la brouette, cette rando avec bivouacs ne m’aurait pas été possible.

J'ai marché 11 jpours avec 22kg de matérel en moyenne, et,hormis quelques courbatures dans les jambes, je ne ressens aucune gêne physique. Grace à la brouette j'ai pu profiter pleinement du paysage et ne garde que de bons souvenirs de cette randonnée extraordinaire.

Toutefois, quelques passages difficiles sur le GR 52 seraient à déconseiller au randonneur peu expérimenté ou seul.

Remarque: le matériel soumis à la rude épreuve des pierriers a prouvé sa résistance.

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COMPOSTELLE GR 65 de CAHORS à PUY en VELAY

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Le chemin de Compostelle est à la mode ! Il est fréquenté par de nombreux randonneurs, solitaires, en couple, en famille, en groupe, quelquefois accompagné d’un guide. Certains groupes se forment au grès des rencontres, quelques couples aussi.

Les motivations sont très diverses : pèlerinage religieux, désir de solitude ou de rencontre, plaisir du voyage méditatif, objectif sportif, découverte de la France profonde…..

En ce qui me concerne, après avoir testé le SHERPA-TREK avec succès dans les alpes, il me restait à tester la réaction des randonneurs devant ce matériel plutôt nouveau. C’est pourquoi j’ai décidé de remonter le courant pour rencontrer le maximum de monde.

Vendredi 17 août :

J’ai passé la nuit chez Jef et Ines, de bons amis de longue date, qui tiennent un superbe gîte à 10 Km de CAHORS : le MAS D’ALICE à LABURGADE. Vous pouvez aller les voir de ma part, ils vous recevront en amis. Même incognito, ils vous recevront bien : c’est dans leur nature.

Le petit déjeuner s’est un peu éternisé, on a du mal à quitter les amis, départ à 11 heures.

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Il fait beau, ça me change du Mont blanc, le sentier est très facile, c’est une ancienne voie romaine qui passe le plus souvent en sous bois. C’est agréable, progression facile et rapide, le terrain est tout plat.

Je croise quelques randonneurs et de vrais pèlerins (très reconnaissables).

DSCN6546Quelques uns m’arrêtent, intrigués par mon équipage. Certains veulent faire un essai, comme ce groupe de filles très sympa. Elles cherchent un gîte, je les envoie chez Jef et Ines.

DSCN6550Dans la soirée, je traverse LIMOGNE EN QUERCY gros village animé, il y a une petite fête. Arrêt à la terrasse d’un café, j’écoute les musiciens qui ont arrangé un répertoire de chansons Française. Très original.

Il est temps de chercher un bivouac. Je trouve très facilement quelques kilomètres après dans un bois. Pendant que je plante la tente, je suis observé par un chevreuil. Après 30 secondes il disparaît en trois bonds légers dans le sous bois. Magnifique.

Samedi 18 août

Bonne nuit. Direction CAJARC. Je pensais arriver vers 13 h, mais je me suis trompé trois fois sur le chemin et j’arrive à 16h. C’est comme pour le tour du Mont Blanc, le fléchage en sens inverse n’est pas toujours bien fait. Surtout si on n’est pas très attentif, comme aujourd’hui.

C’est la saison des prunes, il y en à partout. J’en fais une cure.

DSCN6547De temps en temps une réserve d’eau qui devait rafraîchir les pèlerins de jadis.  Il vaut mieux éviter maintenant.

A ce propos, les points d’eau potables sont plutôt rare sur le plateau, prévoir des réserves.

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Un abri, plutôt préhistorique

DSCN6554Traversée de France profonde

Je bivouaque à proximité d’un lieu dit : le Mas haut.

Sur la carte je n’ai pas fais une grosse journée. En réalité j’ai fais plus de trajet qu’hier avec les fausses routes.

J’ai croisé une vingtaine de personnes, comme hier.

Dimanche 19 aout :

Réveil sous la pluie. Ça recommence comme dans les alpes ! Petit déj sous la tente. Déplantage sous la pluie, et on continue. J’avance bien aujourd’hui, je fais bien attention aux marques.

Midi, un restau, allez c’est dimanche : steak frites. J’en profite pour recharger la batterie de mon téléphone. Ne pas trop se couper du monde. Une éclaircie me laisse juste assez de temps pour faire sécher le matériel sur le parking du restaurant. Je continue dans les averses. Les éclaircies laissent passer le soleil d’août, et là il fait chaud. Je passe la journée à m’habiller et à me déshabiller.

                                                           Quelques architectures de la région :

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DSCN6560Je me prends en photo avec le pied, en posant l’appareil à l’abri sous un arbre. Mais un coup de vent secoue les branches et douche mon appareil. Le numérique n’aime pas la pluie, ce sera ma dernière photo.

Beaucoup de bitume dans la région de FIGEAC, pas très agréable. Surtout avec la circulation. Le bon coté, s’est que ça stimule pour avancer. Je bivouaque, bien après FIGEAC, aujourd’hui j’ai dû faire plus de 40 km.   

Lundi 19 août

Nuit pluvieuse. Déplantage arrosé. Petite pluie sournoise, bien pénétrante.  Pause petit déj à LIVINHAC LE VIEUX. La pluie aussi fait une pause. C’est un village à l’ancienne avec une place carrée l’église d’un côté, un bistrot de l’autre et la mairie au milieu. De l’autre côté, des commerces. Le bistrot est tenu par le maire, c’est un homme de terrain, très cordial.

Un groupe de randonneuses est installé à la terrasse. J’en profite pour « faire l’article ». On s’est bien amusé.

Je continue et traverse DECAZEVILLE sans m’arrêter. Direction CONQUES.

imm010_9ADans la soirée je fais un repas de prunes, de mures et de fraises des bois.

Le paysage commence à changer, c’est plus vert, il y a des vallons avec une végétation quasi tropicale.

Je suis à 5 km de CONQUES, c’est carrément le déluge. Je bivouaque. Repas : pain et fromage.

Mardi 20 août

Nuit et déplantage sous la pluie. La tente est squattée par les limaces. J’enfile mes chaussures. Sensation bizarre au pied droit. Berk, une limace dans la chaussure ! Finalement je préfère les fourmis (voir essais dans le QUEYRAS).

DSCN5923Descente sur des pierres très glissantes dans le vallon qui mène à CONQUES.

Je croise beaucoup plus de monde que d’habitude.

J’achète un appareil photo jetable (souvenir de CONQUES)

Opération séchage de matériel à la sortie de CONQUES.

imm021_21AEtape casse croûte à SENERGUES. L’aubergiste me confectionne un sandwiche monumental avec deux tranches de pain de campagne et deux tranches de jambon. Au moins 5 cm d’épaisseur. Très bon en plus.

Longue discussion avec ma voisine de table qui fait le COMPOSTELLE dans le sens normal. C’est une Ostéopathe parisienne d’adoption, comme beaucoup de Parisiens. J’ai été moi-même Parisien pendant 20 ans.

imm014_14AJe continue avec la pluie jusqu’à GOLINHAC ou je fais quelques courses.

Un arc en ciel béatifie le SHERPA-TREK.

Un groupe de randonneur m’invite à prendre un « canon » dans leur gîte. Ils me proposent de dîner avec eux, je refuse avec regret, je dois planter la tente, il est tard. Repas du soir : cassoulet. Cette fois je rentre les chaussures dans la tente.

Mercredi 22 août

Ce matin pas de pluie. Direction ESTAING. Chemin très facile.

Je croise plus de randonneurs que d’habitude.

imm007_6Aimm022_22A

imm011_10ARepas du midi dans un bar près du pont.

imm002_1Aimm004_3ALongue discussion avec les voisins. J’arrive à ESPALION tranquillement en fin d’après midi.

Un marché paysan se prépare pour la soirée, ainsi qu’une estrade pour un orchestre. Je décide de passer la soirée, et m’installe au terrain de camping (très bien). Il n’y a pas beaucoup de monde à cause du temps. Je me prélasse sous la douche, m’habille de propre te retourne en ville. La pluie remet ça, très fort. J’arrive pendant que tout le monde replie le matériel. Fin de la soirée. Je me venge sur les spécialités régionales au restau du coin.

Jeudi 23 août

Je replie sous la pluie. Là je craque. Je ne vais pas faire l’AUBRAC avec ce temps de cochon !

Je me réfugie au café de l’hôtel de ville, c’est le siége du club de rugby local. Je vois qu’ils organisent une grande soirée tripoux sur le foirail. C’est ce soir. Pas assez motivant pour rester. Je décide de retourner à CAHORS chercher ma voiture et attendre chez moi des conditions plus clémentes pour continuer jusqu’au PUY en VELAY.

imm001_0AIl y à un bus à 13h pour RODEZ, puis un train RODEZ FIGEAC à 14h et enfin un bus à FIGEAC qui me dépose à CAHORS à 18h45. Une bonne demi journée pour faire 200 km.

Le soir Jef et Ines me font des tripoux, j’ai bien fait de ne pas rester à ESPALION

En attendant le bus à FIGEAC sous la pluie

samedi 1 septembre

Retour à ESPALION, la météo annonce du beau temps. J’ai acheté un autre appareil photo.

J’attaque le GR à 14h. Le chemin est toujours très bon mis à part quelques raidillons pierreux. Dans l’ensemble ça grimpe plutôt gentiment d’ESPALION à 330m vers ST CHELY D’AUBRAC à 800m.

DSC00045Je rencontre pas mal de monde. Beaucoup de questions et d’intérêt pour la brouette. Ce que j’entends le plus souvent c’est « vous ne pouvez pas passer partout avec ça ! » je répond que j’ai fait le tour du Mont Blanc et que le GR 65 me parait bien facile. C’est une référence qui s’impose. Pas pour tout le monde. Plusieurs randonneurs m’ont promis les pires difficultés du coté de SAINT PRIVAS D’ALLIER. On verra bien.

DSC00048Je vois apparaître SAINT COME d’OLT

Finalement je bivouaque à 3 km de ST CHELY D’AUBRAC.

Dimanche 2 septembre

DSC00049Lever ensoleillé, c’est assez rare, je prends une photo. Les paysans sont de grands artistes. Mais ils ne le savent pas.

DSC00052En chemin je rencontre de drôles de pèlerins.

Un peu désagréable. Déjà que je trouve le COMPOSTELLE trop bitumé, si en plus les motorisé passent sur ce chemin, que reste-t il de la nature ?

Heureusement c’est plutôt rare.

DSC00053J’attaque le plateau de l’AUBRAC. Le chemin est très agréable dans cette région.

    

DSC00055

Arrivée à AUBRAC. Arrêt chez GERMAINE l’un des restau local. Je me suis fais servir un plateau de fromage de l’AUBRAC et une part de tarte aux fruits rouges. Une part gigantesque absolument délicieuse. Je n’ai rien laissé.

DSC00056En sortant je retrouve des randonneurs que j’avais doublé ce matin. Les rares à faire le chemin dans ce sens.

Une épidémie bovine interdit le passage du GR 65 entre AUBRAC et NASBINAL. Il faut passer par la route. C’est dimanche, il y a pas mal de promeneurs (en voiture). Un peu pénible sur 6 km.

DSC00059Traversée de NASBINAL

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Le plateau, traversé par un chemin est encadré de clôtures à quatre rangées de fil de fer barbelé.                                                                      

La liberté encadrée

DSC00063                                                                   

Une remarque : jusqu'à présent je trouvais des quantité de prunes de mures et de pommes sur le bord du chemin. Ici, rien de rien. Des champignons peut-être.

DSC00066Bivouac sur le plateau un peu avant « les quatre chemins » et coucher de soleil.

Lundi 3 septembre

Réveil par un concert de meuglement. Brume épaisse, température hivernale.

Je prends le petit déj à l’intérieur.

Au fait c’est mon premier petit déj de retraité. J’ai bien fait attention, c’est pareil qu’avant.

Donc premier jour de retraite.               DSC00075

En route. Petit à petit la brume disparaît.

DSC00073

Les araignées aussi sont des artistes.

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Traversée d’AUMONT AUBRAC sans intérêt, je perds le chemin à la sortie.

Finalement je retrouve la bonne direction. Traversée de ST ALBAN SUR LIMAGNOLE.

Lundi, les commerçants sont fermés, je ferai avec ce qui reste. Je me perds dans l’hôpital. C’est une ville dans le village. J’ai eu du mal à en sortir. C’est souvent comme ça avec l’hôpital, mieux vaut éviter d’y rentrer.

Bivouac 6 km plus loin, près d’un lieu dit « la roche ». J’ai rencontré pas mal de monde ce matin, moins l’après-midi. Le ciel s’est couvert.

Mardi 4 septembre

Ce matin, temps couvert avec une petite bruinasse glacée. Je trottine pour me réchauffer et finalement je m’arrête car les doigts gelés.

DSC00082Je prends mes chaussettes de rechange et me fais des mitaines. Ça va mieux.

Sur le plateau j’évite une boucle vers « le sauvage » et descend en direction de CHAZEAUX. Là je suis le GR  et au bout de 40 mn je tombe sur un panneau « le sauvage 1 km » je reviens sur mes pas par un autre chemin ! de retour à CHAZEAUX j’apprends qu’il y a le vieux GR (celui par lequel je suis venu) et le nouveau. Encore une belle rallonge.

                                                                                             Je rencontre un groupe vachement intéressé. DSC00068

DSC00096et un autre complètement indifférent, on ne peut pas intéresser tout le monde.

Je passe LE VILLERET D’APCHIER et fais une halte un peu plus loin au FALZET.

Une ferme étape qui propose des casses croûtes et des produits de la ferme. Des gens très accueillants.

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Dans la journée je croise pas mal de monde. Des jeunes randonneurs et leur chien équipé d’un sac à dos, il porte sa nourriture !

Le chemin est toujours agréable, avec quelques passages sur bitume.

   DSC00087

DSC00089

traversée de SAUGES, rencontre de nombreux randonneurs

bivouac à 5 km de MONISTROL D’ALLIERDSC00099

Mercredi 5 septembre

Traversée de MONISTROL D’ALLIER en direction de ST PRIVAT D’ALLIER

Rencontre de nombreux randonneurs. Beaucoup de questions. Un cycliste avec une remorque fait le chemin, détail amusant, il a aussi un sac de sport jaune. Nous sommes au pied de ce fameux passage dont on m’a parlé plusieurs fois comme étant quasi infranchissable avec ma brouette. Le cycliste a eu du mal, il a dû se faire aider pour descendre.

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En ce qui me concerne, pas de problème. Montée sans histoire.DSC00104

direction LE PUY EN VELAY. Cette partie est normalement sans difficulté. Mais sans doute distrait je perds le chemin plusieurs fois et bats les records de plantage : 4 fois ! J’ai dû faire 15 km de plus. Je suis arrivé 3 heures plus tard que prévu.

Direction le camping, la douche puis le restaurant.

DSC00112Avant LE PUY :DSC00113

DSC00116enfin LE PUY

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Jeudi 6 septembre

Il me faut regagner Espalion pour récupérer la voiture. Je me suis renseigné, par les transports classiques : train et bus, il faut deux jours ! Rien de direct et pas de correspondances pratiques.

Conclusion : le stop.

Je préfère laisser la brouette et le gros sac au camping, je reviendrai après pour les pendre.

La route directe n’est pas assez fréquentée, je choisis de faire un crochet par MENDE et RODEZ. Je prépare mes pancartes que j’écris au dos de mes cartes que je place dans mon protége carte.DSC00126

A dix heures je suis en place à la sortie du PUY.

Assez rapidement je suis pris par un jeune, Thomas qui fait de l’animation de rue dans les fêtes médiévales. Il me laisse à PRADELLES. Il fait un froid de canard.

Là un autre jeune, un étudiant en informatique, me dépose à LANGOGNE. 

Peu de temps après, un camping car s’arrête : un couple de jeunes Renan et Marie avec deux chiens. Ils  viennent du nord pour faire les vendanges, ça leur fait des vacances. Ils me laissent à SEVERAC LE Château.DSC00119

Ensuite un forain qui vend des chaussettes me laisse sur la route entre RODEZ et ESPALION.

Pour finir un homme qui venait de MOISSAC pour livrer une voiture à sa fille à LYON m’a déposé à ESPALION.

Il ne m’a pas fallu plus de 5 heures pour ce trajet. Je constate que les plus serviables sont les jeunes, les vieux (de ma génération) ne tournent même pas la tête.

J’ai refais le trajet  ESPALION – LE PUY en trois heures, par l’itinéraire  qui m’a pris 5 jours à pied. C’est le progrès.

CONCLUSIONS

L’objectif était de tester la réaction des randonneurs devant ce nouveau matériel de randonnée.

A part quelques exceptions, les gens étaient intéressés, voire même enthousiastes. Beaucoup ont voulu essayer la brouette, et, ou, se sont fait prendre en photo avec. J’ai rencontré un grand nombre de canadiens du QUEBEC.

Le public de Compostelle est bien différent de celui des Alpes. Beaucoup sont peu préparés à la marche et encore moins au sac à dos. Il y a même un service de ramassage de bagages qui les transporte de gîte en gîte. A quand le Compostelle en pousse- pousse ?

Je pense que le SHERPA-TREK à de l’avenir sur les chemins de compostelle.

Beaucoup de solutions existent, la plus sérieuse étant le chariot mono roue tracté, le randonneur est attaché avec un baudrier. J’ai vu un cycliste avec un sac à dos, un autre tractant une remorque. J’ai croisé un jeune couple avec un enfant dans un chariot bâché à quatre roues, genre conquête de l’ouest. On m’a cité un garçon tractant un chariot à deux roues semblable au mono roue. Un néo zélandais à fait tout le chemin avec un chariot à deux roue lourdement chargé (il avait deux accordéons). Une dame a utilisé un caddie de golf, une autre, un panier à roulettes pour faire le marché. Certains ont adapté une poussette bébé à trois roues. Enfin il y a l’âne.

Toutes ces solutions ont leurs avantages et bien sûr leurs inconvénients. Il faut choisir celle qui se fait le mieux oublier pendant son usage.

De ce point de vue, le SHERPA-TREK répond parfaitement à ce critère. C’est un peu comme le vélo, une période d’apprentissage est nécessaire (2 à 3 heures) le contrôle de l’équilibre devient un réflexe et la conduite ne demande que peu d’efforts, voire pas du tout.

En ce qui me concerne, comme je ne porte rien, je marche vite, et comme je ne fatigue pas je marche longtemps. En terrain favorable, comme souvent sur le Compostelle, je peux marcher à 6 km/h pendant 7 heures soit une quarantaine de kilomètres sans forcer.

Conclusion de conclusion : c’est tout bon !

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TOUR DU MONT BLANC

Vu le bon comportement de la brouette Dans le QUEYRAS je décide de faire le tour du MONT BLANC. Vieux projet toujours envisagé puis abandonné à cause de mon dos. Ça tournait au phantasme.

Jeudi 2 août :

j’ai un peu traîné sur la route et j’arrive à CHAMONIX à 12 h 30. C’est un peu tard pour attaquer l’ascension du col du Brévent. Je décide de tricher et de prendre le télésiège pour gagner du temps. Le ciel est très gris il fait un peu frais. Au moment de prendre le billet, coup de tonnerre, un orage éclate. Le garçon du guichet me déconseille de monter, et d’ailleurs ils allaient arrêter le télésiège. 

D’un seul coup il me vient une envie de steak frites. La déception sans doute.

Retour au centre ville. Je m’installe à la terrasse d’une brasserie. Un violent coup de vent balaie la terrasse, avec tout ce qu’il y a sur les tables : les nappes les verres les cartes….. Les garçons s’accrochent au store pour l’empêcher de s’envoler. On croirait une régate. Je change d’établissement. J’en trouve un moins exposé.

Je me suis régalé de mon steak frites. Il est 14h, j’hésite, il fait toujours gris mais il n’y a plus de tonnerre. Je décide de partir.

J’attaque (à pied) en direction du chalet La Floria. Montée très facile. Je rattrape un couple de jeunes randonneurs lourdement chargés. Je leur adresse quelques mots d’encouragement. Mais c’est le genre peu loquace, un peu triste. Fatigués j’ai l’impression. Je continue et les perd rapidement de vue.

Je passe le chalet La Floria qui est en fait un bar d’altitude : les tables sont carrément sur le sentier. Tout juste la place pour passer. J’essaie de faire une photo, on ne voit pas le mont blanc pourtant juste en face.

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Dix minutes plus tard, l’orage éclate. En quelques secondes, le sentier est transformé en torrent. Il y a des marches faites dans des troncs d’arbres posés en travers du chemin qui font de très jolies cascades. Je suis un peu abrité sous un Mélèze. Maintenant il grêle. Tout est blanc en quelques secondes. Ça s’arrête et disparaît aussi vite.

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Ça se calme après 20 minutes. Je continue tranquillement à monter. Je m’arrête pour boire. Zut j’ai oublié de prendre de l’eau, un comble, rien à boire sous le déluge. Pas de soucis j’en trouverai plus loin.

J’arrive presque en haut et je m’aperçois que j’ai perdu le poncho que j’avais posé sur mon sac pour le protéger de la pluie. Comme j’étais en position tirée, je ne l’ai pas vu se décrocher. Je pose la brouette et redescend à sa recherche. Je le retrouve 10 minutes plus tard. Et je remonte, vive le sport.

Arrivée au sommet des pistes à la Flégére, averse intermittentes, je renonce à bivouaquer au lac blanc. Je redescends vers ARGENTIERE et je trouve assez rapidement un terrain assez plat pour poser la tente. Il ne pleut plus. J’en profite pour monter la tente. Me voila installé, et la pluie remet ça.

Que nous a préparé le chef ce soir ? Du thon à l’huile d’olive avec une jardinière petit pois carottes.

Une nuit d’enfer ! Déluge, tonnerre, éclairs, j’aurai pu lire le journal dans la tente si j’en avais eu un. Heureusement que je n’ai pas pris la petite tente de bivouac, grande comme un cercueil. Pour deux kilos de plus, j’ai au moins le confort de l’espace. C’est une deux place.

J’ai aussi deux matelas auto gonflables et un oreiller ! Je joue la carte confort en partant du principe que je passe autant de temps à marcher qu’à dormir. Pour moi le repos est fondamental pour une bonne rando.

Vendredi 3 août :

Finalement j’ai bien dormi. Je fais l’inventaire de ce qui est à moitié sec et ce qui est à moitié humide. De toutes façons pas moyen de faire sécher : il pleut encore. La carte est mouillée, c’est embêtant.

Il paraît, d’après la carte que je suis en face de la mer de glace. Je ne la vois pas, elle est dans les nuages. Je plie la tente et la ferai sécher plus tard. Petit déjeuner avec un demi litre de thé, et en route. Descente en direction de ARGENTIERE, très facile.

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Petit à petit la pluie s’arrête. Je commence à sécher. Passage à ARGENTIERE et en route pour le col de Balme. Montée facile, entre les remontes pentes. Arrivée au col, un chalet d’alpage: le drapeau suisse flotte au vent. Il y a un peu de soleil. Ambiance très pastorale, il y a des vaches, des chevaux qui se promènent sur la terrasse.

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Je commande un thé et un sandwich au jambon pendant que je sors toutes mes affaires pour les faire sécher. Une vache très curieuse tente de brouter ma tente. Les chevaux s’intéressent de très prés à mon sac jaune. Ils bavent un peu dessus. Le jeune berger essaie d’essuyer avec sa manche, en fait il étale. Désolé, il me dit « c’est tout crapautè ».

Mes affaires sont enfin sèches. J’étudie la carte, je suis un peu indécis. Passer par BOVINE ou par la variante fenêtre d’ARPETTE ? J’interroge la brave aubergiste qui me répond « vous passerez jamais par ARPETTE avec votre « chariotte » il faut passer par BOVINE » sur un ton à la fois Suisse et péremptoire.

Cette fois c’est décidé je passerai par ARPETTE, non mais !

Le sentier n’est pas facile, souvent taillé à flan de montagne avec juste assez d’espace pour les semelles.

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Quelques passages difficiles.

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Descente dans une rampe très impressionnante.

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J’arrive face au glacier.

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Je croise deux jeunes randonneurs qui me confirment la difficulté du col. Je trouve un espace plat assez grand et m’installe pour passer la nuit.

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Mauvaise surprise, les allumettes sont humides.

Ce soir le chef nous prépare du thon à l’huile d’olive avec jardinière petit pois carottes froid.

Samedi 4 août :

Départ rapide puisque pas d’allumette, pas de thé. Je termine la descente vers le torrent et commence l’ascension vers la fenêtre d’arpette.

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Aujourd’hui grand beau. J’en profite pour faire sécher les allumettes et préparer mon demi litre de thé. Petit déjeuner royal face au glacier le pain d’épices est encore meilleur. Je continue la marche d’approche du col. Elle s’avère plutôt difficile, je ne progresse pas très vite. J’assiste en direct à un détachement de glacier qui s’écroule avec un terrible fracas qui résonne dans la vallée.

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Midi, petit coup de fatigue, j’ai faim. Le chef nous prépare du thon à l’huile d’olive avec jardinière petits pois carottes CHAUD cette fois. Après ça, petite sieste. Et ça repart. Je dépasse un couple qui peine aussi, la quarantaine bedonnante. Un peu plus tard ils rebroussent chemin. Il faut s’entretenir mieux que ça, les amis!

C’est dur ! Cette fenêtre, je l’aurai à l’usure.

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Il a quand même des passages difficiles. J’adopte la technique du col Valente : un quart de charge dans le petit sac que je me mets sur le dos. La brouette est plus légère et plus facile à manœuvrer. Je trouve toujours un moyen pour caler la roue entre deux rochers pour immobiliser la brouette pendant que j’escalade un rocher. Et ça passe, je n’ai jamais été obligé de la porter pour passer une difficulté.

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Enfin, victoire ! Mais je pense avoir atteint la limite d’utilisation de la brouette.

Une remarque technique : pendant l’ascension je n’ai pas utilisé la sangle de traction pour ne pas risquer d’être entraîné par la charge en cas de chute.

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La descente s’annonce difficile. La pente est moins sévère, mais le pierrier est plus long.

Sur la photo on distingue quelques randonneurs qui paraissent perdus dans ces énormes blocs.

Descente très pénible, la fatigue s’ajoute à la difficulté du terrain.

Je m’arrête le plus tôt possible pour bivouaquer près du torrent. Je fais ma toilette l’eau n’est pas trop froide.

J’ai perdu mon pied photo. On me verra moins, c’est peut-être mieux.

Voyons ce que le chef nous a préparé ce soir. Une jardi…..  non, non,non, du pain et du fromage et c’est tout !

Dimanche 5 août

Réveil à 6h30 il fait jour, bien dormi, sauf que le terrain était légèrement en pente et j’ai passé la nuit à faire du yoyo. Le soleil est encore derrière la montagne. Je suis dans un univers de fougères de fleurs et de roches avec ce torrent d’eau cristalline, dans un cirque formé par des falaises verticales. Magnifique.

Je plie la tente humide. Je la ferai sécher cet après-midi à la pause casse croûte.

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J’attaque la descente vers CHAMPEX la brouette en avant, très facile. La charge est totalement sur la roue, je n’ai absolument rien à porter. De plus la charge est motrice, elle m’entraîne, je trottine sans effort.

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Je traverse CHAMPEX petit village modèle, très propre avec un étang d’une eau translucide. Je m’arrête dans une boutique pour faire une cure d’abricots. Dehors un groupe d’anglais s’intéresse à ma brouette. Ils tiennent à l’essayer, et se prennent en photo avec. Joyeuse ambiance.

Je continue ma route, toujours très facile, c’en est presque honteux ! Je traverse un parcours guidé sur les champignons. Il y en à de très bizarres. On les croirait sortis de chez Walt Disney. Ceux là ne sont pas comestibles.

J’ai dû me laisser distraire, car au bout d’un moment je m’aperçois que je ne suis plus sur le chemin. Demi-tour.

Je rattrape le chemin en direction de LA FOULY et trace la route à grande foulée.

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Je m’arrête pour la pose casse croûte et en profite pour faire sécher la tente. En face une magnifique cascade.

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Je suis attaqué par un gang de fourmis rouges. Très féroces. Je range en vitesse et continue ma route. Je fonce. 7 km en moins d’une heure, avec un dénivelé montant de 250m . Je ne l’aurais pas fait avec la charge sur le dos. D’autre part je ne tiendrais pas cette cadence toute la journée. Les fourmis rouges sans doute !

A LA FOULY je rencontre un randonneur solitaire, Bernard, qui lui, voyage léger. Il a fait LES CONTAMINES – COURMAYEUR d’une traite. Je n’en reviens pas ! Il me faudra presque deux jours pour le même trajet !

Direction col Ferret. L’ascension commence par un chemin agricole jusqu'à une ferme auberge : La Peula. Elle continue par un bon sentier qui monte tranquillement. Aucune difficulté, sauf la monotonie. C’est de la montagne à vache, le sentier est interminable.

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Enfin le col 2537m, belle vue sur la vallée Italienne et surtout les 3 glaciers : Frébouze, Triolet et Pré de Bar.

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sur la photo, on voit que Pré de Bar

La descente en Italie est beaucoup plus rapide, très fréquentée par les VTT qui montent au col en poussant.

A mi-pente je trouve les vestiges d’une ancienne construction et un plat suffisant pour installer la tente. Il est 18h, je décide de bivouaquer là. Il y a aussi une source qui se déverse dans deux grands bacs. Sans doute un ancien abreuvoir. Dans l’un l’eau est très fraîche, dans l’autre presque chaude, car l’eau circule très doucement. J’y ferai ma toilette.

En quelques minutes je réunis des débris de parpaings et de planches, et me confectionne un siége très confortable pour admirer le paysage. Je savoure mon thé avec beaucoup de volupté.

Royal !

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lundi 6 août ,

j’assiste au lever de soleil sur les glaciers.

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Je m’arrache du spectacle et descend vers COURMAYEUR.

Passage remarqué devant le refuge Elena, devant des dizaines de randonneurs qui me regardent passer en trottinant, la brouette devant moi.

Je décide d’aller directement à COURMAYEUR car il ne me reste plus que trois biscuits et deux paquets de croquets au Sésame. Je ne prends pas le risque de me retrouver sans rien à manger au col sapin en cas de pépin sur le chemin.

Au pied du col je traverse de grands parkings. Il y a beaucoup de monde, des restaurants, des camions à pizzas. C’est le rendez-vous de COURMAYEUR .

Un peu plus loin je longe un golf magnifique. Je m’arrête sur un petit promontoire pour admirer tout ça en faisant la pause biscuit (après ça, je n’en ai plus).

Je suis reparti depuis dix minutes, et je constate que j’ai oublié mes lunettes et mon chapeau. Non pas le chapeau ! J’y tiens, je l’ai ramené de Nouvelle Zélande. Je remonte à toute allure récupérer mon précieux bien.

J’essaie de suivre un chemin qui longe le torrent plutôt que de longer la route.

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Après un kilomètre, je tombe sur des travaux. Ils passent des buses en suivant le chemin. Impossible de passer. Je remonte. Je reprend le chemin un peu plus loin, et là encore, demi-tour pour raison de pont écroulé.

J’arrive enfin à COURMAYEUR à midi. Je me jette dans le premier magasin qui se présente et refais mes provisions.

Ballade en ville. Plutôt chicos.

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Après avoir fait le touriste j’essaie de trouver le chemin vers le col Chécroui. Pas d’indication, je me renseigne, tourne en rond et me perds pendant au moins une heure.

Finalement, désespéré, j’essaie de prendre la route qui contourne le mont Chétif. Là encore après quelques kilomètres je tombe sur des travaux de busage. Demi-tour je cherche le chemin et fini enfin par le trouver, le panneau indicateur caché par des branches. Je constate qu’en faisant le tour à l’envers (par rapport à l’usage), les indications sont quelquefois moins claires.

L’ascension commence dans la forêt par une série de lacets très raides souvent équipés de tronc d’arbres pour faire des marches. J’en ai passé des centaines.

Le sentier débouche sur un chemin d’exploitation agricole qui monte jusqu'à la station de ski.

Là, travaux de modernisation, buldozers, bruit, poussiére… je file le plus vite possible en direction du col.

Au col je trouve un refuge très sympa « le vieux chalet » j’y prend un thé et un savoureux gâteau aux noix. Bonne ambiance que je quitte à regret, mais j’ai perdu beaucoup de temps aujourd’hui et il n’est que 18h.

Le ciel s’est couvert depuis un moment. Il commence à pleuvoir par intermittence.

Je trouve un lac, j’y trempe un doigt. Pas si froide, je décide de me baigner. Ça fera la toilette de la journée. Calme, silence, solitude, je nage jusqu’au milieu, sensation un peu inquiétante.

Je pense au Loch Ness. Je sors en vitesse.

Je viens de monter la tente et le déluge commence. J’ai eu de la chance. Je mange dans la tente l’excellent « Mozzetta di bovino » (viande des grisons) que j’ai acheté le matin, et du fromage de brebis, et comble du luxe du chocolat noir.

Pluie toute la nuit.

Mardi 7 août

Petit matin pas clair. Je tente une photo entre deux averses.

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On devine le pic gamba, le mont blanc est dans les nuages. Au premier plan ma baignoire et en insistant on devine la tente sur le sommet du bord un peu à gauche.

Je plie la tente sous un déluge. En route vers le refuge Elisabetta.

Le chemin ressemble à celui du col Ferret, pas très difficile, mais un peu monotone.

De plus je n’y vois pas grand-chose. J’essaie d’éviter les trous d’eau.

Devant moi un lièvre s’enfuit, c’est, à part les marmottes, le premier animal sauvage que je vois depuis mon départ.

J’arrive à un col « l’arp vieille » je distingue une balise dans la brume. Non, c’est un Japonais en tenue conquête de l’Everest. Sans les bouteilles d’oxygène. Il paraît complètement figé.

Je tente quelques mots d’anglais, il me bredouille quelque chose, et je devine qu’il attend une éclaircie pour voir le Mont Blanc. Je lui souhaite bonne chance et continue mon chemin. La patience des asiatiques est sans limite.

Enfin descente vers le lac du Miage. C’est le lac du glacier du même nom.

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Une petite éclaircie me permet de tenter une photo.

Au cours de la descente je rencontre de plus en plus de vaches. Jusqu'à présent il fallait éviter les trous d’eau, maintenant il faut slalomer entre les bouses.

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J’arrive dans la vallée, je profite d’une miraculeuse éclaircie ensoleillée pour faire sécher les affaires.

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L’éclaircie a duré une demi heure, juste le temps de sécher et de remballer. Le coup de chance, ce sera la seule occasion de la journée. Après ça, re-pluie, presque tout le temps.

Je croise beaucoup de groupes accompagnés d’un guide et d’un mulet qui transporte tout le matériel. Ils vont tous au lac.

Je passe le refuge Elisabetta, et continue en direction du col de la Seigne 2516m.

Je ne vois rien, que le chemin transformé en bourbier.

Je passe le refuge des Mottets, toujours rien à voir.

Descente vers la vallée. Au lieu dit « la ville des glaciers », un ensemble de six maisons, j’opte pour une variante qui passe par le cols des fours. (Attention avec les variantes)

Comme souvent, ça commence par un chemin d’exploitation agricole. Montée gentille en lacet. Evidemment toujours bien arrosé. Ça fait déjà pas mal de dénivelé de fait, et je remarque un petit chemin à gauche qui part dans une vallée. Aucune indication ni repère blanc rouge.

Ma carte n’est pas assez détaillée pour avoir une certitude. J’examine le terrain, il y a bien des empreintes de chaussures. Je m’engage sans être sûr. Au bout d’un moment je croise un randonneur. C’est bon. Cela confirme ce que je disais sur le balisage en sens inverse.

Ça commence à grimper sérieux. Trois bras de torrent à passer. La pluie à grossi le torrent, les pierres qui permettent de passer sont sous cinq centimètres d’eau avec un courant furieux. Ne pas se rater sinon, c’est le canyonning. Dommage pour les photos, c’était spectaculaire.

La montée devient vraiment pénible, la terre ne tient pas, les rochers sont glissants, le chemin se divise en plusieurs bras plus ou moins bien tracés, la pluie ravine tout à tel point que je me demande parfois si je suis dans le chemin ou dans le torrent.

Je ne suis plus très loin du sommet, mais il est 18h. Il me faudra peut-être encore une heure pour y parvenir. Je ne sais pas ce que je vais trouver pour bivouaquer de l’autre côté, la prudence me conseille de m’arrêter là pour ce soir. De plus il ne pleut plus depuis une demi heure et je suis presque sec. Il y a un coin plat sur une bosse, à l’abri des inondations. Allez ! On plante.

J’ai bien fait, je viens de terminer, et la pluie remet ça. Le déluge.

Je mange dans la tente : Mozzetta, fromage de brebis…… bref la même chose qu’hier. Mais ce n’est pas une punition.

 

Mercredi 8 août

Il a plut une bonne partie de la nuit. Ce matin je suis dans les nuages. Visibilité 30 mètres.

Heureusement il y a des kerns pour baliser le chemin. Je progresse péniblement par la méthode des petits objectifs. Je repère un kern et j’y vais pas à pas sans m’arrêter. Arrivé au kern je souffle quelques minutes et je repars pour le prochain. Il me faudra bien une heure pour arriver en haut. Pratiquement arrivé au sommet une petite éclaircie s’annonce. Je fais une photo.

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on voit un tout petit bout de montagne dans un trou de nuage.

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Arrivée au sommet : rien à voir circulez !

La descente n’a rien à voir avec la montée, du rocher glissant. Prudence.

Je croise pas mal de monde, à chaque fois je suis interrogé sur ma brouette.

Il y a des convaincus et des dubitatifs. En tout pour moi, la descente c’est le rêve, en douceur.

Je suis toujours dans la purée et au bout d’un moment je constate quelque chose de bizarre.

Primo, je ne croise plus personne, secondo il n’y a plus de marques blanche et rouge, tierso il n’y a pas d’empreinte sur le sol. Conclusion : je me suis fourvoyé. Je remonte au moins 20 minutes et je retrouve le chemin avec une bifurcation très discrète, que je n’avais pas vu. C’est ce que je disais plus haut à propos du balisage dans ce sens : un peu défaillant.

Je continue à descendre en direction des CONTAMINES. Une petite traversée de Névé sans problème. La pluie revient doucement. Mais sûrement.

Impossible de faire la moindre photo.

J’arrive à quelques kilomètres des CONTAMINES c’est carrément le déluge. Quelqu’un en voiture m’appelle : c’est Bernard (celui de la Foly) il a déjà fini. Sacré marcheur.

Je continue, j’arrive au CONTAMINES à 13h. Que faire ?  CHAMONIX est à 5 ou 6 heures.

Il tombe des cordes. J’ai une petite envie de steak frites. Les premiers restaus que je vois sont en fait des crêperies. J’interroge un couple de promeneurs d’un certain âge sous un parapluie.

Très gentils ils me disent connaître un restaurant et m’y accompagnent à l’autre bout du village. Et là tout fiers me disent c’est là ! En effet sur une grosse ardoise il est écrit « moules frites » je remercie chaleureusement et vais chercher ailleurs.

Je finis par trouver. La pluie continue de plus belle. Je suis sec, j’ai chaud et j’ai un peu perdu la flamme. J’ai plutôt la flemme.

Je me trouve des tas de raison pour rentrer à CHAMONIX par les transports. Renseignement à la maison du tourisme : car jusqu’au FAYET et train jusqu’à CHAMONIX.

La raison c’est ça : j’ai besoin d’expérimenter ma brouette dans les transports.

J’attends l’heure du car dans le bar face à l’arrêt. J’engage une conversation avec un jeune couple de randonneurs: Marc et Sharon. Ils me parlent de leurs randos. Des mordus très sympathiques. On se promet de s’envoyer des mails.

L’heure du départ est arrivée, mais le car passe sans s’arrêter. Je prendrais le prochain mais cette fois je me mettrais dehors et je ferai de grands signes.

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Pour le car pas de problème, la brouette est mise dans la soute du car. Pour le train descente des escaliers et remontée pour changer de quai : comme sur des roulettes. Monter dans le train, caser la brouette dans le coin bagages, pas de problème non plus.

Arrivée à CHAMONIX à 19h, grosso modo l’heure d’arrivée si j’avais continué sans m’arrêter au  steak frites.

Allons pas de regrets, ce qui est fait est bien fait.

CONCLUSION

J’étais parti dans une randonnée très classique (qui n’a rien de solitaire et d’aventureuse) pour tester la brouette et voir les avantages et les inconvénients de l’engin.

Inconvénients : l’ensemble du matériel est un peu plus lourd que le sac classique. Les mains sont toujours mobilisées par le maintien de l’engin. J’ai l’impression de peiner un peu plus que les autres dans les parties très raides. En mode poussé il faut bien observer le terrain pour éviter les obstacles. Il faut une demi journée pour se familiariser avec la conduite de la brouette pour se sentir vraiment en équilibre.

Avantages : j’ai emmené le confort que ne permet pas la rando légère. Dans les parties plates ou à faible déclivité la brouette est devant, la charge est totalement sur la roue. En descente la charge est motrice, elle entraîne, on peut même courir si le terrain le permet. En montée pas trop raide la position tractée est aussi confortable (pas de charge).  D’une certaine manière les manches de la brouette remplacent les bâtons.

Personnellement avec mes problèmes de dos et de genoux, je n’aurais pas pu effectuer cette rando. Avec la brouette je l’ai faite sans difficulté, et je ne souffre d’aucune douleur ou de courbature. Je suis prêt à repartir illico.

De plus le SHERPA-TREK m’a permis de faire des tas de rencontre de gens très sympathiques comme Bernard, le randonneur aux bottes de sept lieues, Marc et Sharon les poètes de la rando, Antoine et Rémy les joyeux randonneurs, Philippe et Marie les intellos (pas péjoratif) et pleins d’autres dont je n’ai pas mémorisé les noms mais qui restent inscrits dans ma mémoire et qui me consolent des paysages que je n’ai pas pu voir à cause de la pluie.

Posté par JPTX1 à 07:00 - Commentaires [0] - Permalien [#]